Retrouvez tous les articles publiés par Bernard Keppenne.
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Les marchés boursiers, ces derniers jours, appliquent à merveille l’expression qui vient d’un poème de Voltaire « Jean qui rit, Jean qui pleure », et ce matin ils maugréent sur les perspectives de hausse de taux aux Etats-Unis et ils pleurent.
La livre turque a perdu plus de 40 % de sa valeur par rapport au dollar américain en 2021, plongeant l’économie dans une nouvelle crise monétaire. Contrairement à 2018, où le choc des changes reflétait des déséquilibres extérieurs insoutenables, la braderie actuelle de la livre a été déclenchée par la politique monétaire ultra-libre qui est fermement sous l’emprise du président Erdogan.
Les chiffres d’inflation aux Etats-Unis n’ont surpris personne, et avec un taux à 7%, il s’agit bien du taux le plus élevé depuis 40 ans, qui provoquera immanquablement un resserrement monétaire de la part de la FED cette année.
La FED va procéder à un resserrement monétaire cette année, et a aussi évoqué la possibilité d’un resserrement quantitatif. De quoi s’agit-il ?
L’inflation aux Etats-Unis devrait avoir progressé de 0.4% en décembre contre 0.8% en novembre, soit afficher un taux annuel de 7% contre 6.8%, alors que l’inflation de base devrait afficher un taux annuel de 5.4% contre 4.9%. Cela ne fait aucun doute et cela ancre durablement la nécessité d’agir.