La grimpette des taux continue
Toujours une situation de ni paix ni guerre au Moyen-Orient, ce qui maintient le prix du Brent au-dessus des 100 $, contribuant à exercer une pression à la hausse sur les taux.
3 International
Toujours une situation de ni paix ni guerre au Moyen-Orient, ce qui maintient le prix du Brent au-dessus des 100 $, contribuant à exercer une pression à la hausse sur les taux.
Tous étaient frappés, même les pays du Nord de l’Europe resserrent leurs taux ou sont en passe de le faire, alors que le sell-off sur le marché obligataire aux Etats-Unis s’est poursuivi.
Les discours se suivent et se ressemblent, et je ne parle pas des discours de Trump, mais des membres de la FED, qui se sont manifestement donnés le mot, même si le reflux du prix du baril diminue un peu la pression.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant qu’une petite musique se mette en place de la part de membres de la FED pour prôner une attitude plus ferme compte tenu de l’évolution de l’inflation.
Si Warsh a réussi à restaurer la crédibilité de la FED, la course sera une course de fond, car l’inflation n’a pas encore dit son dernier mot et les éléments inflationnistes ne manquent pas.
Jamais deux sans trois, la Banque du Japon a augmenté à son tour son taux de 0,25 % pour le porter à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 31 ans, mais la suite est plus floue.
La main de Warsh a peut-être tremblé, mais il a osé se défaire de la tutelle de Trump en avalisant la première hausse de taux depuis trois ans, et en se montrant ferme pour la suite.
Comme nous sommes condamnés à attendre la décision de la FED ce soir, avec une hausse attendue, car un statu quo serait très mal accepté par les marchés, intéressons-nous à la position de la Banque d’Angleterre.
Le rendement du Treasury à 10 ans a atteint pour la première fois depuis octobre 2023 le niveau psychologique de 5 %, psychologique tout est relatif, car ce niveau de 5 % pèse directement sur le coût de la dette américaine, et pourrait peser sur l’attractivité des actions américaines.
Tous les regards seront tournés, cette semaine, vers la FED et la BOJ, tout en observant d’un regard inquiet la situation au Moyen-Orient et la nouvelle hausse du prix du baril.