Même le secteur des services marque le pas
Même si les dépenses des consommateurs ont tendance à passer des biens vers les services, la reprise de ce secteur s’essouffle après l’effet de rattrapage avec la levée des mesures de restriction.
3 International
Même si les dépenses des consommateurs ont tendance à passer des biens vers les services, la reprise de ce secteur s’essouffle après l’effet de rattrapage avec la levée des mesures de restriction.
Forte chute des bourses asiatiques ce matin, recul des taux longs, la perspective de voir Nancy Pelosi se rendre à Taiwan fait craindre de nouvelles tensions entre la Chine et les Etats-Unis dans un contexte déjà géopolitiquement tendu.
C’est au tour de l’Asie d’afficher un ralentissement de l’activité, ralentissement particulièrement inattendu en Chine, ce qui accentue les craintes quant aux perspectives économiques mondiales.
L’économie américaine était-elle déjà en récession au moment même où Powell déclarait que « je ne pense pas que les Etats-Unis soient actuellement en récession » ? Et pourtant.
Il est difficile de comprendre la forte hausse de la bourse américaine après l’annonce par la FED de la hausse de 0.75% de son taux directeur pour le porter à 2.25%-2.50%.
Le FMI n’ose pas, encore, parler de récession, mais n’en est pas loin, et il a revu fortement ses prévisions de croissance à la baisse pour cette année et pour l’année prochaine.
La guerre du gaz s’amplifie avec une nouvelle réduction des livraisons annoncée par Gazprom pour des raisons techniques, ce qui impacte directement l’Allemagne alors que les indices de confiance dans le pays chutent lourdement.
Les indices PMI sont venus confirmer ce que tout le monde craignait, à savoir que nous avançons à grands pas vers la récession aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis.
Fin des taux négatifs, et fin du « foward guidance », la BCE a bouleversé des habitudes bien ancrées et est rentrée dans le moule des hausses de taux de 0.50% minimum.
Les traditions ont la vie dure, il pleut le 21 juillet, le gouvernement italien est tombé, et la Banque centrale de Turquie a laissé ses taux inchangés malgré un taux d’inflation proche de 80%. Par contre, la BCE, ce qui n’est pas une tradition, a augmenté ses taux de 0.50%, une première depuis 22 ans.