Les affres de l’inflation
La forte hausse de l’inflation pèse lourdement sur la confiance des consommateurs, ce qui fait craindre un sérieux ralentissement de l’économie dans la zone euro.
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La forte hausse de l’inflation pèse lourdement sur la confiance des consommateurs, ce qui fait craindre un sérieux ralentissement de l’économie dans la zone euro.
Mince lueur d’espoir dans la guerre en Ukraine, avec des discussions un peu plus constructives et un retrait partiel annoncé des troupes russes, tout en n’oubliant pas qu’il y a ce que la Russie dit et ce que la Russie fait.
La conjonction de la guerre en Ukraine, de la hausse des prix des matières premières, des nouvelles mesures de confinement en Chine, et des problèmes qui perdurent dans les chaînes d’approvisionnement ne pouvaient qu’entrainer des révisions de la croissance.
La tension sur les taux aux Etats-Unis ne baisse pas d’un cran, bien au contraire, et une nouvelle déclaration d’un membre de la FED n’est pas étrangère à cette nouvelle hausse.
Assez étonnamment, les indices PMI ont mieux résisté que prévu, mais sont en contradiction avec d’autres indices de confiance, ce qui entretient le doute sur l’ampleur du ralentissement économique à venir.
Un mois après le début de la guerre en Ukraine, un mois déjà, les indicateurs PMI vont donner une première idée de la perception des entreprises par rapport à la situation économique.
Alors qu’en début d’année la perspective d’une remontée des taux aux Etats-Unis avait plombé les bourses, le fait que la hausse va être plus forte et plus rapide semble maintenant ravir ces dernières.
La FED est bien décidée à combattre l’inflation et a mis de côté ses doutes et sa prudence et se montre prête à agir rapidement si nécessaire, ce qui est un fameux changement de paradigme.
Le déluge de feu continue de s’abattre, en particulier sur Marioupol, mais aussi sur d’autres villes en Ukraine, et le conflit ne semble pas devoir se terminer de sitôt, ce qui exacerbe encore et toujours les tensions sur les matières premières.
Pas d’accalmie en Ukraine, pas d’avancées majeures dans les discussions, pas d’accord avec l’Iran, pas d’abandon de la politique zéro-covid en Chine, et pas donc la fin des mesures de restrictions non plus en Chine, cela fait beaucoup de pas pour le prix du baril qui est reparti à la hausse.