Inflation et dette, le cocktail qui tend les taux
Si Warsh a réussi à restaurer la crédibilité de la FED, la course sera une course de fond, car l’inflation n’a pas encore dit son dernier mot et les éléments inflationnistes ne manquent pas.
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Si Warsh a réussi à restaurer la crédibilité de la FED, la course sera une course de fond, car l’inflation n’a pas encore dit son dernier mot et les éléments inflationnistes ne manquent pas.
Jamais deux sans trois, la Banque du Japon a augmenté à son tour son taux de 0,25 % pour le porter à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 31 ans, mais la suite est plus floue.
La main de Warsh a peut-être tremblé, mais il a osé se défaire de la tutelle de Trump en avalisant la première hausse de taux depuis trois ans, et en se montrant ferme pour la suite.
Comme nous sommes condamnés à attendre la décision de la FED ce soir, avec une hausse attendue, car un statu quo serait très mal accepté par les marchés, intéressons-nous à la position de la Banque d’Angleterre.
Le rendement du Treasury à 10 ans a atteint pour la première fois depuis octobre 2023 le niveau psychologique de 5 %, psychologique tout est relatif, car ce niveau de 5 % pèse directement sur le coût de la dette américaine, et pourrait peser sur l’attractivité des actions américaines.
Tous les regards seront tournés, cette semaine, vers la FED et la BOJ, tout en observant d’un regard inquiet la situation au Moyen-Orient et la nouvelle hausse du prix du baril.
Le flegme des marchés boursiers n’a plus résisté à la nouvelle poussée des rendements obligataires, attisée par la hausse du prix du baril, qui fait craindre des tensions inflationnistes.
La BCE a bien procédé à une nouvelle hausse de son taux pour le porter à 2,50 %, et entre les lignes Christine Lagarde a clairement exprimé ses inquiétudes sur l’inflation.
Les membres de la BCE n’avaient sans doute pas imaginé, qu’à leur réunion du mois de septembre, le conflit au Moyen-Orient serait dans une impasse totale et que le prix du baril serait à 101 $.
Un prix du Brent à quasiment 100 $, un prix du gaz à 75 euros le mégawatt-heure, et des craintes sur des ruptures de diesel, après 7 mois de conflit, les premiers sérieux craquements se font entendre dans les approvisionnements.