C’est la semaine des claques !

Mode Expresso

Les jours se suivent, mais ne se ressemblent décidément pas du tout, avec une deuxième claque, destinée cette fois-ci aux valeurs liées à l’IA sur fond de craintes de régulation et de limitation des data centers.

Mode Lungo

Les jours se suivent, mais ne se ressemblent décidément pas du tout, avec une deuxième claque, destinée cette fois-ci aux valeurs liées à l’IA sur fond de craintes de régulation et de limitation des data centers.

Dégringolade

On prend les mêmes, mais avec une évolution inverse par rapport à celle du jour précédent.

Le dollar est reparti à la hausse, ainsi que les prix du gaz et du pétrole, et les bourses ont fait le grand plongeon aux Etats-Unis, avec une chute de 5,52 % du Nasdaq, et les bourses asiatiques suivent le mouvement avec une chute de 6 % du Nikkei.

Il faut dire que les inquiétudes politiques frappent un secteur de l’IA déjà fragile, en raison des craintes concernant le retour sur l’investissement massif des entreprises dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle.

Et comme d’habitude, le débouclage de positions entraîne une nouvelle baisse qui provoque de nouvelles ventes, accentuant encore un peu la correction.

Les futures en Europe sont moins dans le rouge, les indices européens ayant en leur sein nettement moins de valeurs liées à l’IA, et les futures sur le Nasdaq indiquent une petite reprise cet après-midi.

Le marché de l’emploi

Les marchés seront aussi attentifs aux différents indicateurs qui seront publiés cet après-midi sur l’état du marché de l’emploi aux Etats-Unis.

A priori, pas de grande surprise, et le marché de l’emploi devrait rester dans cette situation assez atypique de « ni licenciement, ni engagement », avec un taux de chômage attendu à 4,2 %, inchangé d’un mois à l’autre.

Ce niveau très bas pourrait s’expliquer, en partie, par le contexte de répression de l’immigration, qui a entraîné une diminution de l’offre. Comme le montre le graphique, les offres d’emploi restent assez stables, même si l’on observe moins d’engagements des jeunes arrivant sur le marché de l’emploi.

Après 29.000 créations d’emplois en septembre, le marché table sur 65.000 créations d’emplois en octobre.

Cette forme de léthargie du marché de l’emploi explique aussi pourquoi les salaires progressent en dessous de l’inflation. Les salaires horaires moyens devraient avoir augmenté de 0,3 % en octobre après avoir légèrement augmenté de 0,1 % en septembre, soit un taux annuel à 2,9 % contre un taux de 3 % en septembre.

Ce qui signifie que la FED ne doit pas craindre un effet inflationniste venant du marché de l’emploi.

Pour autant, deux responsables de la FED ont plaidé, hier, pour des hausses modestes et régulières des taux d’intérêt afin de lutter contre une inflation au-dessus de la cible.

C’est le cas de Beth Hammack, présidente de la FED de Cleveland, qui a déclaré « je m’attends à ce que la politique monétaire doive adopter une position restrictive pour ramener l’inflation à 2 % en temps opportun ».

Et de préférer « atteindre cette position par des ajustements plus fréquents et plus petits lorsque cela est possible, ce qui serait moins perturbateur pour les ménages, les entreprises et les marchés financiers ».

Cette vision a été partagée par le président de la FED de Richmond, Thomas Barkin, estimant l’inflation trop élevée, ce qui nécessite des hausses de taux progressives.

A propos de hausse de taux

Comme attendu, la Banque d’Angleterre a augmenté son taux de 0,25 % pour le porter à 4 %, et a laissé entendre qu’une autre hausse de taux était tout à fait possible.

Mais son gouverneur, Andrew Bailey, s’est montré prudent, « l’augmentation d’aujourd’hui ne doit pas être considérée comme la première d’une longue série inévitable de prolongations. Mais à moins que le conflit au Moyen-Orient ne soit résolu, il ne semble pas non plus probable que ce soit la dernière augmentation ».

Cette décision a été prise à 8 contre 1, la dissidente ayant plaidé pour une hausse de 0,50 %. Il s’agit de Catherine Mann, qui n’a pas caché ces derniers temps que la BoE tardait à augmenter ses taux, ce qui pourrait l’obliger à agir plus brutalement in fine.

Il ressort, après la réunion, que se dessinait une certaine convergence pour une nouvelle hausse. Bailey estimant que « sans des nouvelles qui atténuent les risques liés aux pressions inflationnistes, je peux voir l’argument en faveur d’une nouvelle hausse des taux », propos approuvés par la vice-gouverneure Clare Lombardelli.

Alors que Megan Greene et l’économiste en chef, Huw Pill, qui, comme Mann, avaient voté pour une hausse des taux en septembre, ont évoqué la nécessité d’un « resserrement supplémentaire ».

Lors de cette réunion, la BoE a revu sa prévision de croissance à la hausse à 1,6 % pour cette année, et à 1,3 % pour 2027.

Mais elle a aussi revu à la hausse ses prévisions d’inflation, tablant sur un taux de 4,8 % au deuxième trimestre de l’année prochaine. Et il faudra attendre le troisième trimestre 2028 pour revenir à l’objectif de 2 %, selon ses nouvelles prévisions.

Une commence, l’autre termine

Celle qui commence est la Banque d’Angleterre, qui n’avait pas encore augmenté ses taux depuis le début de la guerre en Iran, à l’inverse des autres Banques centrales.

Celle qui est de phase d’atterrissage est la Banque centrale norvégienne qui a maintenu son taux d’intérêt directeur à 4,50 %, hier.

C’est la teneur du message de la gouverneure, Ida Wolden Bache, qui a déclaré, « il sera probablement nécessaire de maintenir le taux directeur élevé pendant un certain temps, et nous sommes prêts à augmenter le taux si nécessaire afin de ramener l’inflation à l’objectif dans un délai raisonnable ».

Même si l’inflation sous-jacente se situe à 3 % en septembre, bien au-dessus de l’objectif de la Banque centrale, « le Comité n’a pas reçu d’informations indiquant que les perspectives de l’économie norvégienne ont changé de manière significative depuis sa réunion de politique monétaire en septembre ».

Ce qui signifie que le travail a été fait et que le taux devrait rester inchangé pour un moment.

Pour autant, que le prix du baril ne reparte pas à la hausse. Pour expliquer d’ailleurs la hausse des prix ce matin, passé le moment d’euphorie d’un accord, le marché a pris conscience d’une recrudescence des attaques de pétroliers mercredi et hier dans le golfe et le détroit d’Ormuz.

Ces attaques ont été confirmées par l’Iran qui a déclaré hier que trois pétroliers supplémentaires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz.

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