Aux confins d’Ormuz, l’économie retient son souffle
Les bourses, déjà fragilisées par les interrogations sur les valeurs technologiques, ont encore connu une séance dans le rouge vif hier, et ce matin, en Asie, la correction continue.
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Les bourses, déjà fragilisées par les interrogations sur les valeurs technologiques, ont encore connu une séance dans le rouge vif hier, et ce matin, en Asie, la correction continue.
Les marchés boursiers européens et asiatiques ont largement plus soufferts que leurs homologues américains, les économies étant nettement plus dépendantes de l’évolution du prix du baril et du gaz et dans leur approvisionnement.
Couper la tête, et même les têtes de l’hydre, ne va pas abattre la bête, ce qui signifie que le conflit va durer et que le risque d’embrasement est bien réel, avec des conséquences économiques impossibles à prévoir à ce stade.
La situation fait furieusement penser à ce qui se passe avec la FED aux Etats-Unis, à savoir la nomination par le gouvernement de deux membres de la BOJ en faveur des relances budgétaires.
La fin de l’année passée s’est terminée avec le sentiment que la majorité des Banques centrales allaient adopter le statu quo pour les taux tout au long de l’année 2026, mais le vent ne serait-il pas en train de tourner tout doucement, vers des hausses possibles ?
Quatre ans d’une guerre que personne n’imaginait possible, quatre ans que le peuple ukrainien se bat pour son avenir, quatre ans que les morts rappellent que cette guerre n’est pas virtuelle, mais hélas bien réelle et meurtrière.
Ralentissement de la croissance économique, et inflation qui demeure éloignée de l’objectif de la FED, deux déconvenues, mais le camouflet le plus marquant pour Trump est bien évidemment la décision de la Cour suprême qui a annulé ses droits de douane.
Le prix du baril continue de progresser avec les nouvelles menaces de Trump, et le dollar se renforce, car la baisse des taux s’éloigne avec des indicateurs économiques qui montrent que l’économie américaine reste solide, mais déséquilibrée.
La crainte d’une attaque américaine contre l’Iran est revenue à l’avant-plan et a propulsé le prix du baril à la hausse, alors que les minutes de la dernière réunion de la FED ont conforté le scénario du statu quo.
La probabilité d’une baisse des taux en mars par la Banque d’Angleterre a très nettement augmenté après la publication des chiffres du marché de l’emploi et ceux sur l’inflation, publiés ce matin, chiffres qui devraient conforter le scénario.