La houle des prix s’amplifie
Regard décalé, subjectif et peut-être un peu impertinent sur le mois qui vient de s’écouler, marqué aussi par un phénomène climatique qui se répète et s’intensifie et qui met à mal la nature.
3 International
Regard décalé, subjectif et peut-être un peu impertinent sur le mois qui vient de s’écouler, marqué aussi par un phénomène climatique qui se répète et s’intensifie et qui met à mal la nature.
Parti pour durer, c’est le sentiment qui domine avec la prolongation des cessez-le-feu, sans pour autant qu’il y ait la moindre avancée, et avec le sentiment que le détroit d’Ormuz restera encore un bon moment bloqué.
Contraste saisissant entre, des nouveaux records des indices boursiers aux Etats-Unis, et la chute des indices en Asie et des futures en Europe suite à une nouvelle flambée du prix du Brent au-delà des 100 $.
Chaque jour du blocage du détroit d’Ormuz renforce le risque inflationniste, mais aussi les rentrées dans les caisses de l’Etat Russe, qui en a bien besoin, et oblige les Etats européens à soutenir les plus impactés et les plus précaires, aggravant les déficits.
Chaque jour de blocage est un jour en plus qui accentue la pression inflationniste, qui se distille doucement et insidieuse jusqu’à devenir oppressante si la guerre dure encore longtemps.
Coups de semonce dans le détroit d’Ormuz, avec un regain de tension très vif, mais coup de semonce aussi pour la Belgique avec la baisse de son rating par Moody’s.
Week-end crucial pour une résolution de la guerre au Moyen-Orient, ou bien faux espoir et le détroit d’Ormuz restera encore fermé pour un moment ? Cessez-le-feu véritable au Liban et ouverture d’un dialogue ? Le temps suspend son vol.
Une maison qui brûle c’est un drame, un quartier qui est détruit c’est une guerre, voire un crime de guerre, et une maison d’édition qui voit 115 de ses écrivains la quitter suite une remise en cause de son indépendance éditoriale, c’est une attaque contre la culture, le pilier des sociétés.
Ce n’est pas « silence, on tourne », mais silence on se parle, et cela suffit amplement pour rassurer les marchés qui tablent sur un accord, malgré la poursuite de la fermeture du détroit d’Ormuz.
Malgré le blocus, le dialogue ne semble pas rompu, ce qui permet aux marchés d’avoir un peu d’espoir et de tabler sur au moins un apaisement, avec comme conséquence une baisse du prix du baril sous les 100 $.