Rien ne nous sera épargné dans les excès de Trump, qui a annoncé que les États-Unis rétablissaient leur blocus du transport maritime iranien dans le Golfe, et qu’ils percevraient une redevance de 20 % sur les marchandises traversant le détroit d’Ormuz.
Trump, le pyromane d’Ormuz
Rien ne nous sera épargné dans les excès de Trump, qui a annoncé que les États-Unis rétablissaient leur blocus du transport maritime iranien dans le Golfe, et qu’ils percevraient une redevance de 20 % sur les marchandises traversant le détroit d’Ormuz.
Impensable
Après avoir dénoncé le fait que les Iraniens voulaient contrôler le trafic dans le Golfe, et indiqué que c’était contraire à toutes les règles, voilà que Trump fait exactement la même chose.
Cette annonce a accentué la hausse du prix du baril, déstabilisé encore un peu plus les bourses, et poussé les rendements obligataires encore un peu plus haut.

Comme déjà évoqué de nombreuses fois, et encore hier pour Trends Z, une hausse du prix du baril a un impact inflationniste qui augmente la probabilité de hausses de taux de la part des Banques centrales.
Et justement…
Le chiffre d’inflation aux Etats-Unis sera publié cet après-midi, et même s’il est attendu en très léger recul, cela ne sera en rien une consolation, car ce recul est lié à la baisse du prix du l’essence, mais la nouvelle hausse du baril pourrait annihiler cet effet le mois prochain.
Selon les estimations, le taux d’inflation, qui était de 4,2 % en mai pour l’inflation globale, devrait revenir à 3,8 %, avec une baisse de 0,1 % d’un mois à l’autre après une hausse de 0,5 % en mai.
En excluant les composantes volatiles liées à l’alimentation et à l’énergie, l’inflation est attendue à 2,8 % en taux annuel en juin contre 2,9 % en mai.
Le gouverneur de la FED, Christopher Waller, n’exclut pas que la Banque centrale puisse relever ses taux à court terme, car « se contenter de fixer l’inflation d’un regard sévère jusqu’à ce qu’elle fonde sous notre regard foudroyant n’est pas une option ».
Et de rajouter « nous nous appuyons sur presque, vous savez, cinq à six mois de ‘plus haut, plus haut, plus haut’, plus élevé, plus élevé. Si j’en ai un autre plus haut, je vais le considérer comme un signal, pas comme du bruit ».
Et Waller de ne plus masquer son inquiétude, soulignant que « il existe encore un argument crédible pour que l’inflation commence à revenir à notre objectif de 2 % avec la politique actuelle. Mais je suis préoccupé par le cas tout aussi plausible selon lequel les données des semaines à venir montreront que l’inflation restera à un niveau élevé ou même tendra à la hausse, nécessitant une politique monétaire plus stricte à court terme ».
Il pointe en particulier le fait que les pressions sur les prix semblent s’élargir dans toute l’économie, et que parmi les catégories des services de base, qui représentent 75 % des prix de base, près de 70 % présentent une inflation à 3 et 12 mois supérieure à 3 %.
« Je ne prends pas à la légère les signaux inflationnistes dont j’ai parlé aujourd’hui. Si nous obtenons une nouvelle lecture chaude de l’inflation sous-jacente cette semaine, le FOMC devra envisager un resserrement de la politique monétaire à court terme ».
Ses propos contrastent fortement avec l’absence d’indications de la part de Warsh, et Waller n’a pas hésité à prendre à contre-pied ce dernier en rajoutant, « vous voulez que les marchés aient le plus d’informations possible . Surprendre les gens n’est pas une bonne idée ».
La combinaison de la hausse du prix du baril et des propos de Waller a accentué la hausse des rendements obligataires, comme le montre l’évolution du Treasury 10 ans, et renforcé la probabilité d’une hausse des taux de la part de la FED en septembre.

Hausse en Inde
De l’inflation également, qui est passée de 3,93 % à 4,38 % en taux annuel, ce qui pourrait inciter la Banque centrale à relever ses taux.

Cette hausse est la conséquence d’une hausse des coûts du carburant et des denrées alimentaires. L’inflation alimentaire a en effet accéléré à 5,32 % en juin contre 4,78 % en mai, suite à de faibles averses de mousson.
Avec un objectif d’inflation de 4 % avec une fourchette de tolérance de 2 points de pourcentage de chaque côté, la Banque centrale a encore de la marge, et son gouverneur, Sanjay Malhotra, a souligné qu’il surveillait les effets du second cycle de la hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires avant de déterminer la trajectoire des taux d’intérêt.
Explosion des exportations chinoises
Grâce encore et toujours aux commandes liées à l’IA, qui ont entraîné une hausse en taux annuel de 27% de ces dernières en juin contre une hausse de 19,4 % en mai.
Les importations de leur côté ont bondi de 36 %, contre un gain de 27,4 % le mois précédent, un sommet de cinq ans.
Résultat, l’excédent commercial de la Chine s’est élevé à 125,6 milliards de dollars en juin, contre 105,4 milliards le mois précédent.
Cette hausse des importations est aussi liée à l’IA et, malheureusement pas à une reprise de la demande intérieure, quand on voit que les importations en provenance de la Corée du Sud, un important fabricant de puces, ont augmenté de 85 % par rapport à l’année précédente et celles en provenance de Taïwan de 41,1 %.
Et toujours grâce à l’IA
Singapour a connu une croissance en taux annuel de 5,7 % au deuxième trimestre après une hausse de 6,3 % au premier trimestre.
« La croissance au cours du trimestre a été largement stimulée par l’augmentation de la production dans les clusters d’électronique et d’ingénierie de précision, en raison d’une forte demande liée à l’IA pour les semi-conducteurs et les équipements de fabrication de semi-conducteurs respectivement », a déclaré le ministère du Commerce.
