Trump positif au coronavirus

Posté le 2 octobre 2020

Voilà une nouvelle qui pourrait venir fameusement bousculer les dernières semaines de la campagne électorale, Trump et son épouse sont en quarantaine après avoir été testés positifs au coronavirus.

Rebattre les cartes

La mise en quarantaine de Trump est un sérieux revers car cela l’empêche de pouvoir se déplacer et de tenir ses meetings pourtant cruciaux dans certains Etats. Mais tous les scénarios pourraient être possibles, entre celui d’un vote de sympathie s’il se remet rapidement, ou celui d’une aggravation de son état et de son hospitalisation. Tout est possible à ce stade.

Cette annonce ne va pas pour autant éclipser les chiffres du chômage qui restent un indicateur essentiel en ces temps de pandémie. Comme le montre le graphique, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont légèrement reculé à 837.000 contre 873.000 la semaine passée.

Selon les estimations, les créations d’emploi devraient s’élever à 850.000 contre 1.371 millions le mois passé et le taux de chômage devrait tomber à 8.2% contre 8.4%. Ces chiffres montrent un essoufflement dans la reprise du marché de l’emploi et surtout ne peuvent pas masquer le fait que plus de 10 millions d’Américains n’ont pas retrouvé leurs jobs encore pour le moment et que Walt Disney a annoncé 28.000 licenciements et les deux principales compagnies aériennes 32.000 dans les prochaines semaines.

Hausse du chômage

Alors que le taux de chômage recule aux Etats-Unis, en Europe, il fait exactement le mouvement inverse avec la fin des mesures de chômage temporaire. Comme le montre le graphique, le taux de chômage dans la zone euro se situe à 8.1% alors qu’il était à 7.5% il y a un an à la même période.

Ce qui est encore plus interpellant est la hausse du chômage chez les jeunes de moins de 25 ans, comme le montre le graphique, qui est passé de 15.5% à 18.1% sur un an.

Nous ne sommes pas dans les mêmes niveaux, car le marché de l’emploi est totalement différent, mais il n’empêche, le Japon voit aussi le taux de chômage augmenter nettement. Comme le montre le graphique, ce dernier s’élève à 3% soit son niveau le plus élevé depuis mai 2017, et cela représente 2.060 millions de personnes qui ont perdu leur emploi.

Reprise de l’activité manufacturière mais …

La reprise de l’activité manufacturière dans la zone euro s’est accélérée le mois dernier, mais elle a été largement tirée par la vigueur de la puissance allemande, et la hausse des cas de coronavirus dans la région pourrait encore inverser la tendance.

Mais cette reprise ne peut pas masquer le fait que le secteur des services qui représente environ deux tiers du PIB souffre et qu’il est repassé en-dessous du seuil des 50 qui marque la frontière entre reprise et ralentissement.

Il n’en est donc rien pour l’indice PMI manufacturier qui est passé de 51.7 à 53.7, soit son niveau le plus élevé depuis août 2018. Mais cette hausse a littéralement été tirée vers le haut par l’Allemagne alors que la croissance de la production a été nettement plus lente en France, en Espagne et en Italie.

Cette forte hausse observée en Allemagne se mesure aussi en Suisse où l’indice PMI manufacturier est passé de 51.8 à 53.1, profitant de la reprise de l’activité de son voisin.

La Suède a vu son indice PMI manufacturier continuer de se renforcer en passant de 53.8 à 55.3. C’est évidemment un indicateur rassurant qui n’empêche cependant pas la banque centrale de se montrer toujours prête à agir comme le confirme le compte-rendu de sa dernière réunion. Le taux en Suède est comme en zone euro à 0%, et comme la BCE, la Riksbank a lancé un programme de rachats d’actifs de 500 milliards de couronnes. Le débat qui l’agit reste cependant toujours la possibilité de faire passer une nouvelle fois, si nécessaire, les taux en territoire négatif.

En Norvège, l’amélioration est nettement moins marquée avec un indice PMI manufacturier qui est passé de 46.9 à 50.3, mais qui repasse donc le seuil des 50.