Arrangement, concorde ou connivence ?

Posté le 13 janvier 2020

Cette semaine sera marquée par la signature de l’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, signature en grande pompe le 15 janvier devant 200 personnes invitées par la Maison Blanche.

Signature de l’accord

Il est évident que cette signature est un élément qui explique la très bonne tenue des bourses depuis la fin de l’année passée. Nous allons enfin savoir ce que contient cet accord à part ce que nous savons déjà, à savoir que, selon les Américains, la Chine s’est engagée à acheter pour 200 milliards de dollars de produits agricoles en 2 ans.

Ce chiffre, d’une part n’a jamais été confirmé par la Chine, et d’autre part, semble totalement disproportionné et décalé par rapport aux achats effectués par le passé par la Chine.

Malgré ces doutes, et les inconnues, le sentiment positif demeure ce qui soutient les bourses et renforce encore un peu plus le yuan comme le montre le graphique.

Volatilité du sterling

Même s’il demeure dans une fourchette étroite autour des 0.85 par rapport à l’euro, le sterling n’en demeure pas moins volatil et s’est affaibli un peu. Il faut dire que les indicateurs économiques montrent une nette dégradation de l’économie et le chiffre de la production industrielle attendu pour le mois de novembre inchangé ne va pas arranger les choses.

Mais l’élément qui a le plus pesé sur le sterling est la déclaration d’un membre du Comité de la BOE, Vlieghe, qu’il voterait pour une baisse des taux en janvier si l’économie ne montrait pas des signes de reprise. Il serait dès lors le troisième membre du Comité à voter une baisse de taux, et alors que deux autres membres ont exprimé leurs inquiétudes la semaine passée.

Les chiffres publiés donc ces prochains jours seront analysés à la loupe et une dégradation de la situation économique risque de peser sur le sterling.

Chiffres du chômage

Aux Etats-Unis, le taux de chômage et le taux de participation sont restés inchangés, et les créations d’emploi ont été un peu en deçà des attentes. L’économie américaine a créé 145.000 emplois, ce qui montre un petit tassement assez logique, avec des destructions d’emploi dans le secteur manufacturier et des créations en revanche dans le secteur de la construction et des services.

Sur l’ensemble de l’année 2019, les créations d’emploi ont été de 2.1 millions (voir graphique) contre 2.7 millions en 2018, et c’est le chiffre le plus faible depuis 2011.

Il faudra être attentif au chiffre des créations d’emploi en janvier car ce dernier sera impacté négativement par l’arrêt de la production du Boeing 737 MAX.

Au Canada, en revanche, le chiffre des créations d’emploi a dépassé toutes les attentes avec 35.200 créations. Conséquence, le taux de chômage est passé de 5.8% à 5.6% suite à des créations dans pratiquement tous les secteurs.

Au total ce sont 38.400 emplois qui ont été créés dont 35.200 sont des emplois à temps plein, ce qui compense en partie la forte destruction d’emploi du mois passé.