La production de pétrole commence à reprendre, le flux des navires dans le détroit d’Ormuz a augmenté, et c’est à ce moment-là que l’OPEP+ a décidé d’une nouvelle hausse de sa production.
Un risque d’inflation en moins, merci Swift !
La production de pétrole commence à reprendre, le flux des navires dans le détroit d’Ormuz a augmenté, et c’est à ce moment-là que l’OPEP+ a décidé d’une nouvelle hausse de sa production.
Hausse de la production
L’OPEP+ a, en effet, annoncé, hier, une nouvelle hausse de sa production de 188.000 barils par jour à partir d’août.
Résultat, les sept membres principaux de l’OPEP+ ont augmenté leurs quotas de production d’avril à juillet de près de 800.000 barils par jour.
Cette hausse est évidemment assez théorique, à cause de la guerre en Iran, et d’ailleurs, selon les dernières données, la production de l’OPEP+ est tombée à 33,13 millions de barils par jour en mai, contre 42,77 millions de barils par jour en février.
Pour rappel, en 2023, l’OPEP+ avait annoncé réduire sa production de 1,65 million de barils par jour. Avec la hausse annoncée pour août, et si elle procède à une hausse similaire en septembre, la réduction de 2023 sera alors complètement annulée.
Le prix du baril a reculé depuis l’annonce du cessez-le-feu, et cette annonce devrait contribuer à maintenir la pression à la baisse.

Mais nous ne sommes pas à l’abri d’un échec dans les discussions, ce qui pourrait légèrement le faire remonter.
Cette semaine sera surtout politique avec la décision concernant Marine Le Pen, et le sommet de l’OTAN qui pourrait être très tendu, et où il sera question de l’Ukraine.
Contradictoire
Selon une étude de l’Institut économique allemand, les exportations de biens de l’UE vers les Etats-Unis ont augmenté de 7,7 % en 2025, malgré la hausse des tarifs douaniers.
Elles se sont élevées à 580 milliards d’euros, contre 295 milliards d’importations, soit un excédent commercial de l’UE de 285 milliards d’euros.
Mais ces chiffres masquent de grandes fractures, avec les exportations de voitures et de pièces de l’UE vers les États-Unis qui ont chuté de 20,4 % en 2025.
Et l’Allemagne, qui représente près des deux tiers des exportations automobiles européennes vers les États-Unis, a enregistré une baisse de 18,9 % de ces dernières.
En revanche, l’Irlande affiche une hausse de 52,7 % de ses exportations, portées par les produits pharmaceutiques et chimiques exonérés de tarifs.
Concernant les services, le commerce transatlantique a connu un montant record, mais l’UE affiche dans ce cas un déficit de 178 milliards d’euros.
Ce qui a amené l’étude de conclure que « la relation commerciale transatlantique est donc beaucoup plus équilibrée, lorsqu’on considère à la fois le commerce des biens et des services ».
Si le secteur des services a échappé jusqu’à présent aux tarifs douaniers, l’étude constate quand même que les importations européennes de services de voyage en provenance des États-Unis ont chuté d’environ 8 %, reflétant la diminution du nombre de touristes européens aux États-Unis l’année dernière.
Mais comme nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles tensions commerciales, l’IW a mis en garde, « de nouvelles menaces tarifaires engendreraient une nouvelle incertitude qui ne fera qu’entraver les activités commerciales des deux côtés de l’Atlantique ».
Hausses peu probables
Le mois de juillet devrait être calme sur le front des Banques centrales, avec seulement une hausse de 0,25 % du taux en Nouvelle-Zélande attendue ce mercredi.
Pour la FED, le marché n’anticipe pas de hausse, surtout depuis les chiffres du chômage publiés la semaine passée. Mais surtout parce qu’elle a évité un risque important d’inflation que l’on pourrait résumer par le terme « Swiftflation ».
Même si la FED n’y est strictement pour rien, mais l’annonce que Taylor Swift et Travis Kelce s’étaient mariés en toute intimité, devant 1.000 personnes, dans un jardin intime aménagé pour l’occasion dans l’arène Madison Square Garden de New York, a certainement évité un engouement sur les tenues qui aurait pu provoquer une forte hausse des prix des habillements.
Non seulement le secret avait été bien gardé, mais en plus aucune photo officielle n’a été rendue publique, et les téléphones portables étaient interdits.
Avec une inflation qui est au-dessus de son objectif depuis cinq ans, la FED a échappé, grâce à cela, à un autre risque de hausse de l’inflation, alors que la hausse des prix des puces fait craindre un effet inflationniste ces prochains mois qui semble difficile à contenir.
