L’Amérique va de l’avant

Posté le 29 avril 2021

La FED a, de fait, maintenu sa position inchangée, estimant qu’il n’est pas encore temps et veut donner du temps au temps pour arriver à son objectif en termes d’emploi.

Amérique en mouvement

Pour reprendre les propos de Biden lors de son discours devant le Congrès, où il s’est montré optimiste et volontariste. Et il sera aidé en cela par la politique extrêmement accommodante de la FED, mais qui va tout doucement préparer les marchés à une petite inflexion.

La nuance est subtile mais dans le dernier communiqué elle parlait des risques considérables qui concernaient les perspectives économiques, alors qu’hier, elle a estimé que ces perspectives «restent soumises à certains risques ». Tout est dans la nuance.

Mais comme l’a rappelé Powell « nous sommes 8,5 millions d’emplois en dessous du niveau de février 2020. Nous sommes encore loin de nos objectifs. Il faudra un certain temps ».

Ce n’est donc pas demain que la FED va mettre un terme à son programme d’assouplissement, ce qui a fait revenir le dollar au-dessus des 1.21 par rapport à l’euro, et consolidé le niveau du rendement du treasury 10 ans.

Preuve de la dynamique retrouvée de l’économie américaine, le déficit commercial a atteint un niveau record comme le montre le graphique.

Le déficit commercial a bondi de 4 % pour atteindre 90,6 milliards de dollars le mois dernier, le plus élevé de l’histoire. Les exportations ont accéléré de 8,7 %, stimulées par les expéditions de véhicules automobiles, de fournitures industrielles, de biens de consommation et d’équipement, et de produits alimentaires.

Les importations ont progressé de 6,8 % et ont porté sur les véhicules automobiles, les fournitures industrielles, les biens de consommation et les produits alimentaires.

Si ce chiffre du déficit de la balance commerciale va peser sur le PIB au premier trimestre (première estimation à 6.1% en taux annuel publiée cet après-midi), il est le reflet d’une forte demande intérieure qui soutient la croissance.

Que vont faire les consommateurs européens ?

Au moment où nous aurons atteint l’immunité collective et que les mesures de restriction seront derrière nous, bien évidemment. C’est une question lancinante et qui est d’autant plus importante quand on connait le niveau de l’épargne accumulée par les ménages en Europe mais dans le reste du monde aussi.

Dès lors le moindre indicateur de confiance des consommateurs est analysé à la loupe. Or selon l’institut de rechercher GfK, le moral des consommateurs allemands s’est détérioré comme le montre le graphique. Les nouvelles mesures de restriction ont pesé sur le moral et la levée de ces dernières ne se fera pas avant la fin du mois de mai, comme dans la majorité des autres pays européens.

Cet indice confirme que la politique de la BCE ne va pas varier d’un iota et qu’elle continuera d’acheter des obligations dans le cadre de son programme PEPP pour éviter la moindre velléité de remontée des taux. Nous serons attentifs à l’évolution des taux de prêts aux entreprises dans la zone euro publiés cet après-midi par la BCE. Après la forte hausse inhérente au besoin de trésorerie des entreprises, ce chiffre pourrait amorcer un mouvement de décrue avec une diminution des perspectives d’investissement et la hausse des faillites.

Pas d’amélioration en Inde

La situation sanitaire en Inde demeure dramatique comme le montre le graphique, et elle a connu 3.645 décès hier.

Au cours des dernières 24 heures, 360.960 nouveaux cas ont été enregistrés, ce qui représente le plus grand nombre de cas au monde en une seule journée et porte le nombre d’infections en Inde à près de 18 millions. L’État de Delhi signale un décès toutes les quatre minutes.

L’OMS a déclaré dans son rapport épidémiologique hebdomadaire que l’Inde représentait 38 % des 5,7 millions de cas qui lui ont été signalés dans le monde la semaine dernière.