Le risque d’une seconde vague

Posté le 21 septembre 2020

Manifestement, le risque d’une seconde vague prend de plus en plus de consistance en Europe, et même si un confinement total semble exclu, nous allons assister à des restrictions locales.

Risque de seconde vague

Si le confinement total semble exclu à ce stade en Europe, ce n’est pas le cas en Israël qui n’a pas hésité à imposer un confinement total pendant 15 jours durant les fêtes pour le Nouvel An juif.

Mais un confinement n’est pas exclu pour autant en Grande-Bretagne et Boris Johnson a déjà mis en garde ses concitoyens en déclarant « nous voyons maintenant une deuxième vague arriver… Il est absolument, je le crains, inévitable que nous la voyions dans ce pays ».

Des mesures ont été prises dans un certains nombres de villes françaises, à Nice, Marseille ou Bordeaux alors que le nombre de cas infectés repart à la hausse.

De la Grèce au Danemark on ne compte plus les mesures annoncées par les autorités.

Au Danemark, où les 454 nouvelles infections de vendredi ont été proches du record de 473 enregistré en avril, la Première ministre Mette Frederiksen a déclaré que la limite des rassemblements publics serait abaissée à 50 personnes au lieu de 100 et a ordonné aux bars et restaurants de fermer plus tôt.

L’Islande a ordonné la fermeture des lieux de divertissement et des pubs de la capitale durant ce week-end, tandis qu’en Irlande, les restaurants et les événements en salle ont été interdits à Dublin.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré que son gouvernement préparait des mesures « régionales » pour lutter contre l’épidémie de coronavirus après que les Pays-Bas aient enregistré un nombre record de 1 972 cas au cours des dernières 24 heures.

Et bien évidemment la situation en Espagne, qui a connu plus de cas que tout autre pays européen, inquiète fortement et des mesures ont été prises avec des confinements partiels.

A propos de l’Espagne, l’agence de rating S&P a revu les perspectives de « stables » à « négatives » en s’inquiétant du fait que la faiblesse de l’économie pourrait perdurer en 2021 et 2022.

Cette annonce n’a eu cependant aucun impact sur les taux comme le montre le graphique qui reprend aussi l’évolution du spread par rapport au bund et cela bien évidemment par le fait des rachats par la BCE.

Et tout en sachant en plus que l’Espagne sera l’un des pays de l’UE qui bénéficiera d’un des montants le plus élevé des subventions allouées par la Commission européenne comme le montre le graphique.

Comme le montre le graphique, ce risque d’une seconde vague est l’élément principal d’inquiétude  pour la zone euro selon les économistes.

Yuan toujours ferme

Profitant de la faiblesse du dollar et malgré les tensions persistantes avec les Etats-Unis, le yuan reste ferme comme le montre le graphique.

Même si la banque centrale a laissé inchangé le taux à 1 an (loan prime rate) à 3.85% et celui à 5 ans à 4.65%, elle continue à abreuver le système de liquidités et reste prête à encore agir.

La conjonction de ces liquidités et des chiffres qui montrent une reprise assez marquée de l’activité sont évidemment des facteurs de hausse pour le yuan.

Emissions record de dettes

Malgré des prévisions plus sombres de la part de la FED, le nombre d’émissions d’obligations d’entreprises ne se tarit pas.

Il faut dire que les conditions sont idéales avec des taux bas et la volonté de la FED de soutenir les marchés du crédit. Selon les derniers chiffres, les entreprises avaient déjà émis 1 700 milliards de dollars de dette à la fin du mois d’août, contre 944 milliards de dollars à la même période l’année dernière.

Selon IFR Refinitiv, des dettes à haut rendement ont été émises pour un montant de plus de 337 milliards de dollars, au-delà du précédent record annuel de 332 milliards de dollars établi en 2012.