La trêve est signée

Posté le 16 janvier 2020

USA and China Trade war concept. Conflict of interest.

Le Dow Jones a salué la signature de l’accord entre les États-Unis et la Chine en signant un nouveau record et en passant le seuil symbolique des 29.000 points.

Accord signé

Comme déjà souligné, cet accord met un terme à une très longue période de tension entre les deux pays, mais n’annule en rien les tarifs douaniers qui ont été augmentés. Tant qu’un accord Phase II n’est pas signé, les Américains maintiennent les tarifs de 25 % sur 250 milliards de dollars d’importations chinoises.

Cela n’a cependant pas empêché la bourse américaine (voir le graphique du Dow Jones) de saluer cette trêve et sans doute de faire une pause après une hausse, somme toute, assez spectaculaire.

Dégâts de cette guerre commerciale

L’Allemagne ne peut que se réjouir de cette trêve, elle qui a subi de plein fouet le ralentissement du commerce mondial et le Brexit.

En effet, après avoir affiché une croissance de 1.5 % en 2018, l’Allemagne en 2019, selon la première estimation, a connu une croissance de 0.6 %, soit le taux le plus faible depuis 2013.

Alors que les exportations avaient crû de 2.1 % en 2018, elles n’ont affiché qu’une hausse de 0.9 % en 2019. Et comme les importations ont augmenté de 1.9 % en 2019, la contribution nette des exportations a été négative de -0.4 %.

L’industrie manufacturière a pesé sur la croissance et en particulier l’industrie automobile qui a vu sa production chuter de -11.4 % entre janvier et novembre.

À propos de production industrielle, en zone euro, la situation n’est guère plus brillante avec une hausse de 0.2 % en novembre, soit un recul de -1.5 % sur un an.

La chute pour l’UE a été de -1.3 %, et les chiffres pour certains pays donnent le tournis, à savoir un recul de -8.3 % pour la Grèce, de -7.5 % pour la Roumanie, de -7.2 % pour l’Estonie, de -4.6 % pour le Danemark, de -4.4 % pour la Slovaquie et de -4 % pour l’Allemagne.

La chute des exportations n’est pas propre à l’Allemagne, puisque les exportations de la zone euro ont reculé de -2.9 % en novembre 2019 par rapport à novembre 2018. Mais les importations n’ont pas fait mieux avec un recul de -4.6 % sur la même période.

Conséquence de cela, notre excédent commercial a augmenté en passant de 18.2 milliards d’euros à 20.7 milliards d’euros, avec en particulier une hausse vis-à-vis des États-Unis de notre surplus commercial.

Un pas de plus vers la baisse des taux

Comme le montre le graphique, l’inflation en Grande-Bretagne a continué de se tasser en passant de 1.5 % à 1.3 %, soit le taux le plus bas depuis novembre 2016.

Résultat, la probabilité d’une baisse de taux lors de la réunion de la BOE le 30 janvier est passée de 50 % à 61 %, probabilité qui avait déjà été augmentée après des propos de certains membres de la BOE.

Avec en plus l’accumulation des indicateurs économiques décevants, une baisse devient de plus en plus grande.

Changements en Russie

Fort de son quatrième mandat, Poutine a annoncé son intention de mener des réformes constitutionnelles pour donner plus de pouvoir au parlement. Cette annonce a entrainé la démission du gouvernement de Dimitriv Medvedev, car oui la Russie avait bien un gouvernement avec un premier ministre, qui a été remplacé par Mikhail Mishustin.

Les spéculations vont bon train sur les raisons qui ont incité Poutine à annoncer ces changements, et il pourrait ainsi réduire de façon substantielle le pouvoir de son successeur en créant un Conseil d’Etat qu’il dirigerait évidemment.

Comme le montre le graphique du rouble, cette annonce et cette démission n’ont eu aucun impact sur la devise.