Un air de déjà-vu !
D’un côté, la production mondiale de céréales devrait atteindre un niveau record, et d’un autre côté, cela n’empêche pas l’indice de la FAO d’augmenter de 5,8% sur un an.
D’un côté, la production mondiale de céréales devrait atteindre un niveau record, et d’un autre côté, cela n’empêche pas l’indice de la FAO d’augmenter de 5,8% sur un an.
La date butoir du 9 juillet focalise toutes les attentions et toutes les craintes, car faute d’accord les Etats-Unis imposeront des tarifs douaniers qui entreront en vigueur le 1er août.
Le diable se cache dans les détails. Et cela à propos des chiffres du chômage aux Etats-Unis qui ont exclu toute baisse des taux de la part de la FED en juillet, provoquant une hausse des rendements obligataires.
Vives tensions sur les taux obligataires en Grande-Bretagne et chute de la livre sterling, la ministre des Finances Rachel Reeves, en désarroi et un Premier ministre désavoué par une partie de son parti.
Il n’y a rien à faire, il est extrêmement compliqué de se faire une idée exacte de l’état de l’économie américaine tellement les indices envoient des signaux contradictoires qui obscurcissent la lecture.
Le dollar continue de s’affaiblir, par rapport à la majorité des devises, et ce ne sont en effet pas les raisons qui manquent. Entre les craintes de perte d’indépendance de la FED, l’aggravation du déficit avec la nouvelle grande et merveilleuse loi pour le budget, et à l’approche de la date du 9 juillet.
Selon les nouveaux chiffres d’Eurostat, le taux de chômage harmonisé belge a fortement augmenté depuis l’été 2024. En avril 2025, il a même dépassé le taux de la zone euro pour la première fois depuis près de 20 ans.
Insidieusement, l’économie américaine montre, par petites touches, des signes de ralentissement, et les chiffres sur le marché de l’emploi vendredi devraient confirmer cette tendance.
La politique commerciale erratique des États-Unis reste une source majeure d’incertitude au niveau mondial. Le mois dernier, M. Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 50 % à l’UE, menace
qu’il a suspendue jusqu’au 9 juillet.
On peut prouver n’importe quoi avec des chiffres”, affirme-t-on parfois (mais pas tout à fait à juste titre). Ou, pire encore, “Les chiffres ne peuvent pas mentir, mais les menteurs peuvent chiffrer”.