La BCE plus contrainte que jamais

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La BCE a bien procédé à une nouvelle hausse de son taux pour le porter à 2,50 %, et entre les lignes Christine Lagarde a clairement exprimé ses inquiétudes sur l’inflation.

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La BCE a bien procédé à une nouvelle hausse de son taux pour le porter à 2,50 %, et entre les lignes Christine Lagarde a clairement exprimé ses inquiétudes sur l’inflation.

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Si la hausse des taux n’a nullement surpris, ni d’ailleurs la révision à la hausse de la croissance et de l’inflation, le message concernant l’inflation a été plus ferme qu’attendu.

Christine Lagarde a en effet souligné que compte tenu de la résilience de l’économie dans la zone euro, la principale préoccupation était l’inflation. Ou dit autrement, nous ne sommes pas dans un scénario de stagflation, mais la BCE refuse de prendre le risque qu’un nouveau choc énergétique se transforme en inflation durable.

Et même si elle a répété que le Comité prendrait ses décisions réunion après réunion, en restant dépendante des données économiques, la préoccupation essentielle est le risque inflationniste en hausse.

En partie à cause de la hausse des prix énergétiques (prix du baril à 105 $ et du gaz à 82 euros en fin de journée), mais aussi de la crainte d’un effet de second tour avec la hausse des prix des produits alimentaires.

La réaction a été essentiellement sur le marché obligataire, avec une hausse des rendements sur le court terme, comme l’illustre le graphique du Bund 2 ans. Il a tiré les leçons de la fermeté des propos de Christine Lagarde concernant l’inflation, ce qui ouvre la porte à un nouveau resserrement monétaire d’ici la fin de l’année.

Je reviendrai demain sur les prévisions de la BCE et sur la suite des réactions des marchés.

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