La disruption de l’IA, la grande inconnue

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L’inflation recule en zone euro, ce qui donne du temps à la BCE, alors que l’inflation aux Etats-Unis reste trop élevée, ce qui met de la pression sur la FED.

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L’inflation recule en zone euro, ce qui donne du temps à la BCE, alors que l’inflation aux Etats-Unis reste trop élevée, ce qui met de la pression sur la FED.

Inflation en zone euro

Elle a reculé et même plus que prévu, passant de 3,2 % en mai à 2,8 % en juin, et l’inflation sous-jacente est revenue à 2,4 % contre 2,6 %.

L’inflation des services, très regardée par la BCE, a également reculé, en passant de 3,5 % à 3,2 %.

Ces chiffres donnent le sentiment que la BCE ne doit pas se précipiter et que, lors de sa réunion du mois de juillet, elle laissera ses taux inchangés. Par contre, compte tenu d’un prix du baril, qui demeure plus élevé qu’avant la guerre en Iran, et des interrogations sur l’aboutissement d’un accord durable au Moyen-Orient, l’inflation ne refluera pas rapidement vers l’objectif de 2 %, ce qui pourrait inciter la BCE à devoir encore augmenter ses taux cette année.

Jour férié

Demain aux Etats-Unis pour marquer le 250e anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis, samedi.

C’est la raison pour laquelle les chiffres sur le marché de l’emploi seront publiés cet après-midi, avec un taux de chômage attendu stable à 4,3 %.

Et les créations d’emplois devraient être de 110.000 contre 172.000 en mai, confortant le scénario d’un marché du travail assez stable caractérisé toujours par « pas d’embauche, pas de licenciement ».

Si le marché de l’emploi ne pose pas de problème, la question de l’inflation aux Etats-Unis revient au premier plan. Et le président de la FED, Kevin Warsh, l’a d’ailleurs rappelé à Sintra, lors de la réunion annuelle tenue par la BCE, « si les gens pensaient que cette Banque centrale serait à l’aise avec un objectif d’inflation supérieur à 2 %, ils seront déçus ».

Et de préciser, seule information qu’il a accepté de donner, « nous sommes une Banque centrale indépendante depuis longtemps. Nous allons être une Banque centrale indépendante pour l’instant et vous ne verrez aucun changement à ce sujet ».

En parlant de l’IA, il a quand même constaté que « nous sommes dans la première ou la deuxième manche de cette révolution. … Les emplois seront plus grands, la prospérité sera plus grande … la question est le timing.  Nous avons un double mandat et nous devons répondre à la fois du côté de l’emploi et du côté des prix stables ».

Question centrale

Comment l’intelligence artificielle aura un impact sur l’économie mondiale et donc les mandats des Banques centrales d’assurer la stabilité financière ?

Ce que Warsh a reconnu en soulignant « c’est la période la plus importante pour chacune de nos économies, je pense, de notre vie. »

Une des craintes, mais elles sont nombreuses, concerne le fait que les banques pourront effectuer des analyses de crédit plus sophistiquées. Mais comme le soulignait Tobias Adrian, un haut responsable du FMI, « comment les superviseurs évaluent-ils ce genre de décisions de prêt d’agent ? C’est un peu une boîte noire. Il y a potentiellement un manque d’explicabilité, et je pense que c’est un défi clé de supervision ».

Reprenant un peu les craintes de la BRI, la gouverneure de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a déclaré « internet s’est avéré meilleur que ce que quiconque imaginait, a créé de toutes nouvelles entreprises, mais nous avons quand même eu la bulle internet. Cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir une période où le marché s’emballe, et, on voit un enracinement ».

C’est la question qui est sur toutes les lèvres pour le moment, et la correction, ce matin, sur les marchés asiatiques est clairement le résultat de dégagements sur les valeurs liées à l’IA, suite en grande partie, à des prises de bénéfices après les fortes hausses.

Un léger ralentissement

De l’activité manufacturière aux Etats-Unis après avoir atteint un sommet de 4 ans en mai, selon l’indice ISM manufacturier.

Mais il ressort de cette enquête que l’impact sur les prix reste un sujet de préoccupation. Soit à cause des tarifs douaniers, soit à cause du détroit d’Ormuz, certains producteurs de produits divers ayant déclaré rester préoccupés « par les effets d’entraînement persistants même lorsque le détroit rouvrira ».

En revanche, bonne nouvelle, les chaînes d’approvisionnement semblent se détendre, avec un indice des livraisons des fournisseurs qui est passé de 60,6 à 57,4.

Avec comme conséquence, que l’indice de mesure des prix payés pour les intrants est tombé à 73,0 contre 82,1 en mai. Mais les prix devraient rester élevés alors que les dépenses en IA augmentent le coût de biens comme les semi-conducteurs et l’électronique.

D’autant plus que l’enquête a rapporté la poursuite des augmentations des prix pour un large éventail de produits le mois dernier, notamment l’aluminium, le cuivre, les composants électriques, les composants électroniques ainsi que les composants mémoire et les matériaux d’emballage. Les composants électriques, électroniques, puces mémoire et semi-conducteurs faisaient partie des produits qui restaient en pénurie en juin.

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