La Chine, eldorado pour les investisseurs ?

Posté le 12 octobre 2020

Et si la Chine était le nouvel eldorado pour les investisseurs en quête de perspectives et surtout de rendement ?

Investir en Chine

Il y a une part de provocation dans ma question, mais dans les faits, la bourse de Shanghai fait jeu égal avec le S&P500 depuis le début de l’année.

Et donc la question peut légitimement se poser en tenant compte d’une série d’éléments qui plaident en faveur de la Chine. D’abord, la performance de la bourse parle déjà pour elle, et l’économie chinoise sera quasiment la seule économie à afficher une croissance positive en 2020, et les perspectives sont positives si l’on se réfère aux indices PMI.

Paradoxalement, la Chine apparait comme un havre de paix par rapport au Covid-19 quand on compare la situation en Europe et aux Etats-Unis. Surtout quand on sait que le tourisme en Chine a fortement repris durant le Golden Week Holiday qui vient de se terminer.

Elle apparait aussi comme stable alors qu’aux Etats-Unis les discussions pour un plan de relance sont de nouveau dans l’impasse et que les démocrates et les républicains s’affrontent en permanence. En Chine, les investissements sont décidés et appliqués rapidement et sans discussion.

De plus, en cas de victoire de Biden, les relations avec les Etats-Unis devraient être moins tendues, ce qui devrait être favorable à l’économie chinoise.

Les autorités chinoises ont aussi accéléré ces derniers temps le processus de libéralisation des marchés financiers et lancé avec succès des emprunts. Pas plus tard que ce week-end, la banque centrale chinoise a déclaré qu’elle abaisserait à zéro le taux de réserves obligatoires pour les institutions financières lorsqu’elles effectuent des opérations de change à terme.

Jusqu’à présent, elles devaient mettre de côté 20 % du montant de règlement des contrats à terme de yuans du mois précédent en tant que réserves pour le risque de change. Cette décision intervient alors que le yuan s’est sensiblement apprécié ces derniers temps par rapport au dollar (voir graphique) et devrait encore s’apprécier.

Semaine cruciale ?

La question devient sans doute un peu bateau mais elle n’en demeure pas moins importante concernant les discussions sur le Brexit.

Pour rappel, Johnson a fixé la date du 15 octobre comme date limite à la conclusion d’un accord, et a souligné ce week-end que « si la conclusion d’un accord dans les prochains jours serait bénéfique pour les deux parties, le Royaume-Uni était également prêt à mettre fin à la période de transition dans des conditions similaires à celles de l’Australie ».

De leur côté, les Européens, qui se réunissent en fin de semaine, veulent des garanties sur l’application de règles strictes pour tout accord commercial avec la Grande-Bretagne, se montrant extrêmement méfiants après le vote d’une loi par le parlement britannique qui permettrait de modifier l’accord déjà négocié avec l’UE.

Même si les discussions semblent se dérouler dans un climat plus positif, les points d’achoppement ne manquent pas et dans le dossier très délicat de la pêche les points de vue n’ont pas évolué.

Vrai inquiétude en Europe

Je ne vais pas reprendre les chiffres de contamination, ni ceux des hospitalisations, ni les différentes mesures prises par la majorité des pays européens pour éviter de voir de nouveau les hôpitaux engorgés. Je ne vais pas parler des opérations « non essentielles » qui sont reportées, ni de l’épuisement du corps médical, et de l’engorgement des centres de tests, ni des risques de voir les généralistes ne plus savoir faire face. Je ne vais pas parler non plus de tous les secteurs qui vont subir un deuxième arrêt de leur activité et des sociétés qui ne vont pas se relever. Je ne vais pas parler de la hausse du chômage qui inévitablement va toucher sans discernement. Je ne vais pas parler non plus de l’augmentation de la pauvreté et de la précarité. Et je ne vais surtout pas parler d’un second confinement qui serait encore plus dramatique que le premier.

Non je ne vais pas parler de tout cela, car nous sommes à un tournant, soit nous prenons tous collectivement conscience qu’il faut changer nos habitudes et respecter des règles simples. Et comprendre que ces règles ne sont rien par rapport aux conséquences de ce virus. Soit il sera trop tard et nous devrons faire face à une régression de notre société.