La baisse des taux ne résoudra pas tout

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Décidemment, les banques centrales sont directement passées à l’action. Après la FED, c’est au tour de la …

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Décidemment, les banques centrales sont directement passées à l’action. Après la FED, c’est au tour de la BOC d’avoir réduit de 0.50% son taux directeur pour le porter à 1.25%.

Baisse des taux, le début

C’est clairement le début d’un mouvement général de baisse des taux qui se met en place, même si cette baisse n’évitera pas une paralysie temporaire de l’économie mondiale au fur et à mesure de la propagation du virus.

Comme dans le cas de la FED, de la RBA, la BOC laisse la porte ouverte à de nouvelles baisses de taux si la situation venait à se dégrader encore plus. Mais comme le montre le graphique, toutes les banques centrales ne sont pas logées à la même enseigne et ne disposent pas de la même latitude pour agir sur les taux.

Résilience du secteur des services

Comme le montre le graphique, les indices PMI des services dans la zone euro montrent une résilience étonnante, même si ces indices ont été compilés en février.

En Grande-Bretagne, comme le montre le graphique, tous les indices PMI restent bien orientés et ont même affiché une hausse très nette sur les deux derniers mois. Comme pour la zone euro, il faut cependant prendre avec prudence ces indices car nous n’étions encore qu’au début de la propagation du virus.

Autre bonne nouvelle, toujours en zone euro, les ventes de détail ont augmenté de 0.6% en janvier d’un mois à l’autre, et de 1.7% par rapport à janvier 2019. Le seul bémol est que dans les pays qui ont connu la plus forte baisse sur cette période on retrouve la Belgique qui affiche une baisse de 1.4%.

Situation sur les marchés financiers

Premier constat, la volatilité n’est que faiblement retombée comme le montre le graphique, et d’ailleurs des mouvements de hausse et de baisse aussi marqués de la bourse américaine en sont aussi le reflet.

Le prix du baril reste sous pression même si le scénario d’une baisse supplémentaire de 1 million de barils par jour est le plus probable. Mais compte tenu du fait du ralentissement de l’économie mondiale, la demande continue de peser sur les prix .

Les taux restent à des niveaux historiquement bas aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne (voir le graphique du rendement du 10 ans), et à des niveaux proches de leur plus bas historique en zone euro.

Bonnes nouvelles aussi aux Etats-Unis

Comme en Europe, le secteur des services se porte bien et fait même mieux en affichant son niveau le plus élevé depuis février 2019, comme le montre le graphique.

Et autre signe positif, avant la publication des chiffres du chômage vendredi, les créations d’emploi dans le secteur privé ont été de 183.000. Et même si le chiffre du mois précédent a été revu à 209.000 contre 291.000, ces chiffre restent très positifs.

Sans doute à méditer, le propos d’une femme du collectif de l’Equateur, Vivas Nos Queremos, qui a reçu le prix Simone Veil pour l’égalité Femmes-Hommes ce mardi à Paris, « il y a un virus qui traverse le monde et il s’appelle indifférence ».

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