Une pause s’impose pour digérer
Pause, non pas dans le climat qui montre de plus en plus de dérèglements, mais sur les marchés financiers qui reprennent leur souffle, un peu perdus par le manque de tendance et de visibilité.
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Pause, non pas dans le climat qui montre de plus en plus de dérèglements, mais sur les marchés financiers qui reprennent leur souffle, un peu perdus par le manque de tendance et de visibilité.
Pour ceux qui avaient encore le moindre doute, Powell a confirmé, ce que tout le monde subodorait ou presque, la politique monétaire devrait rester restrictive plus longtemps, conséquence le rendement du Treasury 10 ans a encore grignoté quelques points.
Les marchés financiers ont oscillé entre les craintes d’une escalade, l’espoir d’un répit, des indicateurs encore solides aux Etats-Unis, et des hausses des prix des matières premières, en un mot aucune véritable tendance, mais plutôt un tourbillon.
La crainte était palpable, la tension aussi, mais une étape complémentaire a été franchie dans le conflit au Moyen-Orient avec l’attaque directe de l’Iran sur Israël et le risque d’un embrasement de la région ne peut plus être écarté.
Christine Lagarde a même pu se montrer un peu chaton, compte tenu de la perspective de voir la FED ne pas bouger ses taux en juin, ce qui lui a permis de préparer à une baisse des taux sans le dire explicitement.
Envolée la perspective d’une baisse des taux de la part de la FED en juin après la publication des taux d’inflation, qui n’ont pas reculé, bien au contraire, et qui montrent que la déflation sera lente.
Les investisseurs sont à la recherche, pour le moment, du moindre indice qui pourrait renforcer le scénario d’une baisse des taux en juin, aussi bien de la part de la BCE que de la FED.
La BCE qui se réunit ce jeudi et pourra se donner le temps de la réflexion, compte tenu de l’amélioration timide de l’économie en zone euro, et nous préparer à une baisse des taux en juin.
Un chiffre résume à lui seul le changement de perception après la publication des chiffres du chômage aux Etats-Unis, la probabilité d’une baisse des taux en juin est tombée à 49.1%.
Trois déclarations de membres de la FED sont venues rajouter du doute, provoquant un retournement très net de la bourse américaine, avant la publication des chiffres sur le marché de l’emploi cet après-midi.