Les puces au sommet, les champs sous pression

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Si la forêt amazonienne s’est réjouie de la victoire de Lula, en revanche, la bourse de São Paulo et le réal brésilien ont nettement moins bien vécu sa réélection.

Mode Lungo

Si la forêt amazonienne s’est réjouie de la victoire de Lula, en revanche, la bourse de São Paulo et le réal brésilien ont nettement moins bien vécu sa réélection.

Surprise

Il faut dire que cette victoire est une réelle surprise, alors que Lula était second au premier tour, ce qui avait incité pas mal d’investisseurs à parier sur une victoire de Bolsonaro.

Et pour encore un peu plus compliquer les choses, Bolsonaro a dans un premier temps contesté les résultats, avant de reconnaître sa défaite.

Mais cette victoire de Lula ne va pas arranger les relations avec les Etats-Unis, d’autant plus que Trump a contesté aussi le résultat, et il ne fera évidemment pas marche arrière. Autant dire que l’on sait déjà ce qu’il en sera de sa réaction après les résultats des élections de mi-mandat.

Pour revenir à la situation au Brésil, la bourse a suspendu ses échanges pendant 30 minutes après une chute de 10% de l’indice Bovespa à l’ouverture, indice qui a terminé sur une correction de 13,88 %.

Et le réal brésilien a fortement chuté par rapport au dollar, les marchés s’inquiétant de l’impact des promesses de Lula sur les finances publiques.

Hausse du moral

Des entreprises allemandes, selon l’indice IFO, qui est passé de 89,9 en septembre à 90,2 en octobre, confirmant la reprise de l’économie allemande.

Pour preuve, l’indice des attentes économiques est passé à 91,6 en octobre contre 90,4 en septembre. 

Malgré les tensions sur les prix de l’énergie, avec un prix du gaz ce matin à 95 euros, et des taux d’intérêt en hausse, l’industrie allemande tire l’indice vers le haut, portée par les investissements du gouvernement dans les infrastructures.

En revanche, dans le secteur des services, les entreprises sont devenues moins optimistes, probablement en raison de la modération des dépenses des ménages privés.

Portée par l’IA

La croissance en Corée du Sud au troisième trimestre, avec une hausse de 1 % du PIB sur la période après une croissance de 0,6 % au second trimestre.

Mais cette croissance est déséquilibrée, Lee Dong-won, directeur général du département des statistiques économiques de la Banque de Corée, reconnaissant que « on estime qu’environ la moitié de la croissance économique est alimentée par les semi-conducteurs ».

Et le mouvement ne devrait pas s’arrêter là, car selon Lee Dong-won, les exportations et les investissements devraient rester robustes au quatrième trimestre, et le volume de production de puces augmentera encore l’année prochaine tandis que les prix continueront de croître, mais à un rythme plus lent.

En revanche, la consommation privée a chuté de 0,2 % au troisième trimestre, une première depuis quatre ans.

Résultat de cette forte demande pour l’IA, les exportations sud-coréennes ont dépassé les 800 milliards de dollars entre janvier et septembre, soit plus que le record annuel de l’année dernière. Au troisième trimestre, elles ont augmenté de 2,3 % grâce à la demande de semi-conducteurs, de machines et d’équipements électriques.

Sur une base annuelle, le PIB a augmenté de 3,4 %, après avoir progressé de 3,7 % au trimestre précédent, dépassant les prévisions des économistes et de la Banque centrale.

Double peine

Pour les agriculteurs américains, grands soutiens de Trump, avec la hausse des prix de l’énergie et des intrants, et une chute des prix suite à de bonnes récoltes et à une concurrence accrue.

Que ce soit le maïs, le blé ou le soja, tous les prix ont reculé après une récolte abondante aux Etats-Unis.

Le blé a aussi reculé après des rapports indiquant que la Russie examinait des propositions pour garantir le transport sûr des céréales à travers la mer Noire.

Et le prix du soja aussi suite à l’affaiblissement du réal brésilien, le Brésil étant le premier exportateur mondial de cette oléagineuse.

Concernant le blé, la perspective d’une reprise du transport via la mer Noire pourrait changer la donne. Car depuis la mi-août, les expéditions de blé russes et ukrainiennes via les ports de la région Azov-mer Noire sont pratiquement paralysées, après des attaques contre des navires et des dégâts aux terminaux.

Selon les dernières données, les exportations maritimes de céréales russes ont chuté de 61,9 % en septembre pour atteindre près de 2,0 millions de tonnes métriques.

Depuis le début de l’année, elles se sont élevées à 6,0 millions de tonnes, soit une baisse de 61,5 % d’une année sur l’autre.

Les exportations via les terminaux de la mer Noire et de la mer d’Azov ont chuté de 93,7 % pour atteindre 0,3 million de tonnes en septembre d’une année sur l’autre, obligeant la Russie à détourner les cargaisons vers la mer Baltique.

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