Les actifs stars au purgatoire

Mode Expresso

La déconvenue est brutale, mais elle fait partie de la vie même des marchés financiers, pour ceux qui ont parié trop gros, qui ont emprunté et qui ont cru que les prix ne pouvaient que monter.

Mode Lungo

La déconvenue est brutale, mais elle fait partie de la vie même des marchés financiers, pour ceux qui ont parié trop gros, qui ont emprunté et qui ont cru que les prix ne pouvaient que monter.

Effet d’entraînement

Les bourses continuent de corriger à la suite de la chute des valeurs liées à l’IA, mais pas que. Les métaux précieux ont aussi fait l’objet d’une sérieuse correction et les cryptos-actifs n’ont pas échappé à cette tendance.

Tous ces actifs sont devenus plus volatils en raison des achats à effet de levier et des flux spéculatifs, ce qui fait qu’en cas de retournement de situation la correction est plus brutale.

La correction sur les valeurs technologiques a entraîné des besoins de liquidités qui ont provoqué des corrections sur d’autres valeurs avec à la clé des appels de marge qui ont accentué la chute.

Et concernant le Bitcoin, et les autres cryptos-actifs, la correction ne date pas d’hier, mais depuis le mois d’octobre. Selon une note de la Deutsche Bank, les ETF américains sur le Bitcoin au comptant ont enregistré des sorties de fonds de plus de 3 milliards de dollars en janvier, après des sorties de fonds d’environ 2 milliards de dollars et 7 milliards de dollars en décembre et novembre, respectivement.

La prochaine fois sera la bonne ?

La Banque d’Angleterre a bien maintenu ses taux inchangés, mais seulement après un vote de 5 contre 4, ce qui a relancé les spéculations sur une baisse lors de la prochaine réunion.

Son gouverneur, Andrew Bailey, qui a voté pour le statu quo, a déclaré « si tout se passe bien, il devrait être possible de réduire encore le taux d’escompte cette année ».

Mais pour lui et Catherine Mann, les preuves en faveur d’une nouvelle réduction augmentent, mais elles ne sont pas encore suffisantes, ce qui fait que le marché table plutôt sur une baisse des taux en avril.

Lors de cette réunion, la BoE a réduit ses prévisions de croissance économique pour 2026 à 0,9 %, contre 1,2 % précédemment. Et elle table toujours sur une baisse graduelle de l’inflation.

Pas de surprise

Dans le chef de la BCE, qui a laissé ses taux inchangés, et qui table toujours sur une inflation qui devrait rester autour de son objectif de 2 %.

Comme l’a dit Christine Lagarde, « je dirais certainement que nous sommes dans une bonne position et que l’inflation est dans une bonne position ».

Seul changement, lors de la réunion du Comité, ils ont discuté de la faiblesse du dollar, en soulignant qu’ils surveillaient de près les marchés, mais ils ont finalement conclu qu’aucun changement majeur n’avait eu lieu au cours des derniers mois.

Il faut dire qu’avec un niveau à 1,18 par rapport à l’euro, la baisse du dollar s’est résorbée ces derniers jours et un dollar évoluant dans une fourchette entre 1,16 et 1,22 cette année devrait inciter la BCE à laisser ses taux inchangés tout au long de l’année.

Redressement pas encore perceptible

Selon les indices PMI, l’activité de la construction dans la zone euro s’est encore contractée en ce début d’année.

Phénomène inquiétant, ce ralentissement a aussi été marqué par une hausse des coûts des intrants, le taux d’inflation de ces derniers s’est accéléré pour atteindre son plus haut niveau depuis 33 mois.

Les trois pays ont enregistré une baisse de l’activité, avec une forte contraction en Allemagne, et touchant tous les secteurs de la construction.

Le revers en Allemagne est sévère après avoir augmenté pour la première fois depuis près de quatre ans en décembre. Ce recul est la conséquence d’une baisse dans les segments du logement et du commerce.

En revanche, l’activité dans le secteur du génie civil a connu une reprise soutenue, sans doute grâce au plan de relance du gouvernement qui prévoit de développer les infrastructures.

Mais, malgré les difficultés persistantes à obtenir de nouveaux contrats, les constructeurs allemands ont fait part d’une plus grande confiance dans les perspectives. Ces dernières ont atteint leur niveau le plus élevé depuis février 2020.

Faute d’indices sur l’emploi

Les chiffres sur le marché de l’emploi aux Etats-Unis ne seront pas publiés ce vendredi, mais seulement mercredi, et il faudra se contenter de l’indice JOLTS, qui reflète les offres d’emploi.

Selon ce dernier, les offres de main-d’œuvre ont diminué de 386.000 pour atteindre 6,542 millions au dernier jour de décembre, le niveau le plus bas depuis septembre 2020.

Les offres d’emploi ont diminué dans toutes les tailles d’entreprise, mais le secteur des services professionnels et des services aux entreprises est à l’origine des deux tiers de la baisse, probablement à cause de l’IA.

Les chiffres de mercredi devraient confirmer que le marché de l’emploi résiste mais reste caractérisé par une situation de « ni embauche, ni licenciement ».

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