Timides signes de reprise

Posté le 14 juillet 2020

La Chine semble bien confirmer qu’elle sort doucement de sa torpeur, mais les tensions sino-américaines pourraient venir tuer dans l’œuf une reprise déjà à la base délicate.

Hausse des exportations

Contre toute attente, les exportations, mais également les importations, chinoises ont été positives.

Les exportations, qui étaient attendues en recul de 1.5%, ont progressé de 0.5% en juin en taux annuel contre un recul de 3.3% en mai.

Les importations, attendues en recul de 10%, ont augmenté de 2.7% contre un recul de 16.7% le mois précédent.

Cette hausse des exportations s’explique par la reprise de l’activité en Europe et aussi par une forte demande pour les équipements de protection personnelle ainsi que pour les masques.

D’un autre côté, la hausse des importations est aussi un signe encourageant de la reprise de la demande intérieure, même si le mouvement est encore timide.

Mais le déficit commercial avec les Etats-Unis s’est aggravé en passant de 27.89 milliards de dollars à 29.41 milliards de dollars, ce qui ne va pas apaiser les tensions entre les deux pays.

Effondrement de Singapour

A propos de commerce, s’il est bien un pays dont l’économie dépend du commerce c’est Singapour. Et Singapour, qui a subi de plein fouet l’arrêt total de l’activité au second trimestre, a vu son PIB chuter de 41.2% durant cette période.

Ce chiffre est pire qu’attendu et marque non seulement une chute des exportations mais aussi un arrêt total du secteur de la construction qui a chuté de 95.6%.

Sur une base annuelle, le PIB a chuté de 12,6 % alors que les économistes prévoyaient une contraction de 10,5 %, et contre un recul de 0.3% au premier trimestre.

A la porte de l’euro

La BCE a admis la Croatie et la Bulgarie à entrer dans le mécanisme MCE-2, véritable salle d’attente pour une entrée dans l’euro qui pourrait avoir lieu dès 2023.

Mais pour se faire, la Bulgarie et la Croatie ont encore du travail à faire pour redresser leur économie et améliorer leurs institutions.

Par contre, ce n’est pas pour demain de voir la Pologne s’intégrer à l’euro après le résultat des élections présidentielles qui ont vu le président sortant reconduit à une courte majorité. Comme le montre le graphique, le zloty polonais n’a pas fortement réagi à ce résultat, préférant sans doute la continuité à l’incertitude.

Forte volatilité sur le sterling

Comme le montre le graphique, le sterling continue de faire l’objet d’une forte volatilité tout en restant sous pression.

Alors que les discussions avec l’UE sont toujours aussi compliquées, il ressort d’une enquête que seulement 25% des entreprises britanniques sont totalement prêtes pour la fin de la période de transition pour le Brexit.

L’autre élément qui pèse sur le sterling est le fait que le déconfinement est intervenu plus tard que pour la majorité des pays de l’UE. Et cela devrait se ressentir dans les chiffres de la production industrielle pour le mois de mai. Pour la zone euro, la production industrielle devrait se reprendre avec une hausse de 15% après un recul de 17.10%, soit un taux annuel qui passerait de -28% à -18.90%.

Pour la Grande-Bretagne, la hausse attendue est nettement plus modeste de 6.5% après un recul de 20.30% le mois précédent, soit un taux annuel qui passerait de -24.40% à -20.40%.