La stagflation menace l’Europe
Accord ou pas, ouverture du détroit d’Ormuz ou pas, nous restons dans l’expectative, mais en attendant les marchés ont salué ces annonces avec une baisse du prix du baril en espérant au moins un cessez-le-feu.
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Accord ou pas, ouverture du détroit d’Ormuz ou pas, nous restons dans l’expectative, mais en attendant les marchés ont salué ces annonces avec une baisse du prix du baril en espérant au moins un cessez-le-feu.
Nouvelle volte-face de Trump, qui a offert un petit répit pour les marchés, mais de courte durée, car la guerre continue, le détroit d’Ormuz est toujours fermé et que se passera-t-il dans cinq jours si rien n’a changé.
Pas d’accalmie en vue, bien au contraire, et nous sommes peut-être à un tournant extrêmement grave qui pourrait faire basculer la guerre dans une destruction massive dont les conséquences seraient incalculables.
La BCE garde son mantra qu’elle est bien positionnée pour naviguer dans des perspectives nettement plus incertaines, mais bien positionnée n’est pas la même sémantique que « la bonne position ».
Le risque d’escalade a encore augmenté d’un cran avec des frappes israéliennes sur le plus grand champ gazier d’Iran, et en représailles des attaques iraniennes contre des installations gazières au Qatar, provoquant une nouvelle hausse des prix du baril.
Tous les regards seront tournés vers les fameuses projections des membres de la FED sur les taux d’intérêt, ce soir, après la réunion, dont le résultat sera sans surprise un statu quo, alors que le conflit s’enlise.
La Banque centrale d’Australie a-t-elle donné le ton de la semaine en augmentant son taux directeur pour le deuxième mois consécutif ? Il est encore trop tôt pour les autres Banques centrales de franchir le pas, mais cela indique qu’elles seront moins complaisantes, si nécessaire.
De revers en revers, le chemin de Trump devient de plus en plus en incertain et dans le conflit avec l’Iran son appel à l’aide pour sécuriser le détroit d’Ormuz résonne comme un camouflet.
Les tensions sur les taux d’intérêt se sont encore accentuées à la veille d’une semaine où les Banques centrales vont devoir recalibrer leurs discours en s’inquiétant de la hausse de l’inflation dans la perspective d’un conflit parti pour durer.
Malgré l’annonce, par l’Agence internationale de l’énergie, de la libération de 400 millions de barils de pétrole, ce dernier flirte, ce matin, avec les 100 $ pour le Brent, à la suite de nouvelles frappes sur les pays du Golfe par l’Iran cette nuit.