Reprendre son souffle
Deux indicateurs publiés hier aux Etats-Unis sont venus renforcer le scénario d’un atterrissage en douceur de l’économie et dès lors le sentiment que la FED en a terminé avec les hausses de taux.
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Deux indicateurs publiés hier aux Etats-Unis sont venus renforcer le scénario d’un atterrissage en douceur de l’économie et dès lors le sentiment que la FED en a terminé avec les hausses de taux.
L’inflation sous-jacente a reculé de 0.1% aux Etats-Unis et c’est l’euphorie sur les bourses, alors que cela confirme au contraire que la décrue sera lente et que les taux ne vont pas baisser rapidement, et pourtant …
Nous voilà sauvés, quand on lit que « j’espère que mon expérience (…) me permettra d’aider le Premier ministre à relever ces défis vitaux », de la part de celui qui a provoqué un cataclysme dont l’économie ne s’est pas encore remise.
Véritable coup de semonce et très mauvaise nouvelle pour Biden, Moody’s a abaissé la perspective de la note des Etats-Unis de « stable » à « négative », ce qui devrait alourdir le coût de la dette.
Jerome Powell est venu rappeler aux marchés que la bataille contre l’inflation n’était pas encore gagnée, ce qui a évidemment douché les espoirs de baisse de taux et provoqué un recul des bourses.
Le prix du baril poursuit sa dégringolade sur fond de crainte de ralentissement de l’activité en Chine, ralentissement encore confirmé avec la publication du taux d’inflation et des prix à la production.
Le prix du baril a lourdement chuté hier, alors que l’Arabie Saoudite vient à peine de confirmer sa réduction de production jusqu’à la fin de l’année, sur fond de crainte de baisse de la demande.
La Banque centrale d’Australie a bien augmenté son taux de 0.25%, mais n’a pas tout à fait fermé la porte à une dernière hausse de taux, tout en adoptant un ton plus accommodant.
Deux indicateurs aux Etats-Unis, publiés vendredi, sont venus renforcer le scénario d’un atterrissage en douceur de l’économie, avec même, cerise sur le gâteau, le scénario d’un recul de l’inflation sans heurts sur le marché de l’emploi.
Pour que l’euphorie sur les marchés boursiers perdure, il faudra que les chiffres du chômage aux Etats-Unis soient corrects, sans être trop bons, mais sans être trop mauvais non plus.