Une nervosité exacerbée
La nervosité est toujours de mise ce matin sur les marchés boursiers, mais preuve que la période des vacances exacerbe la volatilité, le Nikkei ce matin récupère pratiquement ce qu’il a perdu hier.
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La nervosité est toujours de mise ce matin sur les marchés boursiers, mais preuve que la période des vacances exacerbe la volatilité, le Nikkei ce matin récupère pratiquement ce qu’il a perdu hier.
Depuis des mois, les opérateurs espéraient un ralentissement de l’économie américaine qui ouvrirait alors la porte à une baisse des taux de la part de la FED, mais depuis la semaine passée, ils s’inquiètent d’un ralentissement beaucoup plus marqué.
La BCE s’est montrée plus ferme que prévu et n’a donné aucune indication sur ses intentions futures, laissant les options « grandes ouvertes » pour la prochaine réunion de septembre, ce qui pourrait contraster avec le message de la FED lors de sa réunion fin de ce mois.
Le FMI ne croyait pas si bien dire, « « l’inflation des prix des services freine les progrès de la désinflation, ce qui complique un retour à la normale de la politique monétaire ». Nous en avons encore eu la preuve avec les chiffres d’inflation, hier, en Grande-Bretagne.
L’or à un record, une bourse américaine qui continue de progresser et des bourses asiatiques qui s’inquiètent de l’arrivée de Trump. En particulier Taïwan, car ce dernier a laissé entendre qu’elle devrait payer pour bénéficier de la protection américaine.
Quel contraste entre des bourses américaines en pleine forme et qui battent des records, et des bourses européennes et asiatiques à la peine à cause d’une victoire probable de Trump, des chiffres décevants en Chine, et de l’incertitude politique en France.
L’histoire retiendra la photo de Trump poing levé et l’oreille en sang, mais surtout que cet événement a changé la campagne et que Trump est assuré de remporter l’élection présidentielle. Ce scénario a relancé les craintes de reprise de l’inflation compte tenu du programme de Trump.
L’inflation a reculé aux Etats-Unis, ce qui confirme le processus de désinflation, ce qui a renforcé les anticipations de baisse des taux de la part de la FED, provoquant un recul des taux obligataires et du dollar.
La perspective d’une baisse des taux, en septembre, aux Etats-Unis, a porté les bourses mondiales, même si Powell, lors de sa deuxième journée d’audition, n’en a pas dit plus, se contentant de confirmer qu’il avait encore besoin de données supplémentaires.
Et de deux. C’est au tour de Moody’s de mettre en garde sur le risque que représente une absence de majorité au Parlement en France, et cette situation a plombé les bourses européennes qui s’inquiètent d’un risque de blocage.