Camouflets en série, et risque de blocage
De revers en revers, le chemin de Trump devient de plus en plus en incertain et dans le conflit avec l’Iran son appel à l’aide pour sécuriser le détroit d’Ormuz résonne comme un camouflet.
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De revers en revers, le chemin de Trump devient de plus en plus en incertain et dans le conflit avec l’Iran son appel à l’aide pour sécuriser le détroit d’Ormuz résonne comme un camouflet.
Les tensions sur les taux d’intérêt se sont encore accentuées à la veille d’une semaine où les Banques centrales vont devoir recalibrer leurs discours en s’inquiétant de la hausse de l’inflation dans la perspective d’un conflit parti pour durer.
Malgré l’annonce, par l’Agence internationale de l’énergie, de la libération de 400 millions de barils de pétrole, ce dernier flirte, ce matin, avec les 100 $ pour le Brent, à la suite de nouvelles frappes sur les pays du Golfe par l’Iran cette nuit.
Comme pour le Bureau du Plan en Belgique, les calculettes chauffent un peu partout pour déterminer quel sera l’impact inflationniste d’un prix du baril durablement installé au niveau actuel.
Perplexité après les propos de Trump sur une fin proche de la guerre, que les marchés ont quand même mis à profit pour se reprendre, en oubliant que le grand perdant est le peuple iranien dans sa grande majorité.
Emballement, ce matin, du prix du baril, qui a dépassé les 100 $, ce qui entraîne les bourses nettement dans le rouge, une poursuite de la hausse des taux, ainsi que celle du dollar.
Après une semaine de conflit en Iran, le constat est celui d’une forte hausse du prix du baril et du gaz, dans des proportions somme toute contenues, mais avec surtout comme conséquence une crainte d’une résurgence de l’inflation.
Tentative de reprise sur les marchés boursiers, mais le prix du baril demeure élevé et la prudence reste de mise, pendant que la Chine table sur son 15e plan quinquennal pour encore se renforcer.
Les bourses, déjà fragilisées par les interrogations sur les valeurs technologiques, ont encore connu une séance dans le rouge vif hier, et ce matin, en Asie, la correction continue.
Les marchés boursiers européens et asiatiques ont largement plus soufferts que leurs homologues américains, les économies étant nettement plus dépendantes de l’évolution du prix du baril et du gaz et dans leur approvisionnement.