L’Europe rattrapée par ses vieux démons
Le doute sur l’état de la France commence à se diffuser aux autres pays de la zone euro, comme un poison lent qui s’insinue, avec en prime une incertitude politique qui est venue se rajouter en Espagne.
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Le doute sur l’état de la France commence à se diffuser aux autres pays de la zone euro, comme un poison lent qui s’insinue, avec en prime une incertitude politique qui est venue se rajouter en Espagne.
Les chiffres du marché de l’emploi aux Etats-Unis ont éloigné la perspective d’une hausse des taux en octobre, ce qui a profité aux bourses de façon générale, et au dollar, qui se renforce encore.
La journée d’hier a été marquée par une nouvelle tension sur les taux, qui est un peu retombée ce matin, mais qui montre que nous allons devoir vivre dans un monde avec des taux durablement plus élevés.
Il ne fait aucun doute de la hausse de l’inflation en zone euro, et si la baisse du prix du baril est bienvenue, elle n’est pas pour autant suffisante pour inverser la tendance.
Sans surprise, l’inflation s’affiche en hausse, aussi bien en zone euro qu’aux Etats-Unis, étant donné qu’il s’agit des données des mois d’août et de septembre qui ont connu une nouvelle tension sur le prix du baril.
La hausse des taux se poursuit, en particulier aux Etats-Unis, ce qui met un sérieux coup de pression sur les marchés boursiers vu les niveaux atteints, et aussi sur les Etats compte tenu de leurs niveaux d’endettement.
Toujours une situation de ni paix ni guerre au Moyen-Orient, ce qui maintient le prix du Brent au-dessus des 100 $, contribuant à exercer une pression à la hausse sur les taux.
Tous étaient frappés, même les pays du Nord de l’Europe resserrent leurs taux ou sont en passe de le faire, alors que le sell-off sur le marché obligataire aux Etats-Unis s’est poursuivi.
Les discours se suivent et se ressemblent, et je ne parle pas des discours de Trump, mais des membres de la FED, qui se sont manifestement donnés le mot, même si le reflux du prix du baril diminue un peu la pression.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant qu’une petite musique se mette en place de la part de membres de la FED pour prôner une attitude plus ferme compte tenu de l’évolution de l’inflation.