Y réfléchir à deux fois !
Avant de penser à s’installer aux Etats-Unis, les entreprises vont devoir bien réfléchir et se préparer à évoluer dans un contexte d’incertitude extrêmement élevé. Je m’explique.
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Avant de penser à s’installer aux Etats-Unis, les entreprises vont devoir bien réfléchir et se préparer à évoluer dans un contexte d’incertitude extrêmement élevé. Je m’explique.
Entre une baisse des taux en Nouvelle-Zélande, d’excellents résultats de Nvidia qui ont tiré les bourses, des doutes sur l’industrie aux Etats-Unis, et une adjudication au Japon qui fait un flop, il n’y a finalement aucune logique.
La FED demeure attentiste, la BCE va encore baisser ses taux en juin, mais devrait faire une pause par la suite pour appréhender l’évolution de la situation, et la BOJ devrait, en toute logique, remonter encore ses taux, mais ne peut pas le faire dans le contexte actuel.
Tout et son contraire. Vendredi, Trump menaçait l’UE d’imposer des droits de douane de 50% à partir du 1er juin. Dimanche, il est revenu sur sa menace, partiellement, en repoussant la date au 9 juillet.
Très mauvaise surprise en zone euro, avec une contraction de l’indice PMI composite sous l’effet d’une forte baisse du secteur des services, ce qui fait craindre une contraction de l’économie au deuxième trimestre.
Les propos de l’économiste en chef de la BoE, Huw Pill, que j’évoquais hier, ont trouvé un écho très particulier après les publications des chiffres d’inflation en Grande-Bretagne.
Le dollar est sur la défensive, en l’absence d’accord sur le budget aux Etats-Unis, en l’absence d’accords commerciaux, en l’absence de visibilité sur les prochaines décisions, finalement en l’absence de tout.
Les autorités chinoises essaient de limiter les impacts négatifs de la guerre commerciale en soutenant la consommation intérieure, ce qui passe par des baisses de taux.
Le couperet est tombé, les Etats-Unis ont perdu, sous Trump, la dernière note AAA, qu’avait encore maintenu Moody’s, ce qui devrait encore un peu plus inquiéter les investisseurs sur le niveau de la dette américaine.
Arrêtons-nous sur le nerf de la guerre, à savoir la consommation des ménages américains, et comment elle a réagi depuis le jour de libération du 2 avril dernier.