Les actifs stars au purgatoire
La déconvenue est brutale, mais elle fait partie de la vie même des marchés financiers, pour ceux qui ont parié trop gros, qui ont emprunté et qui ont cru que les prix ne pouvaient que monter.
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La déconvenue est brutale, mais elle fait partie de la vie même des marchés financiers, pour ceux qui ont parié trop gros, qui ont emprunté et qui ont cru que les prix ne pouvaient que monter.
La BCE et la Banque d’Angleterre se réunissent ce jeudi, et vont laisser leurs taux inchangés, l’une parce que l’inflation est en phase avec son objectif, et l’autre parce qu’elle attend un reflux de l’inflation.
Si l’IA a porté les marchés boursiers ces derniers temps, son avancée dans certains secteurs commence à fragiliser des modèles d’entreprises, ce qui a mis à mal ces derniers jours les entreprises d’analyse de données, de services professionnels et de logiciels.
La Banque centrale d’Australie n’a pas traîné et a relevé, ce matin, son taux directeur de 0,25 %, ce qui devrait la distinguer des autres Banques centrales, à l’exception de la Banque du Japon, cette année.
La tension est retombée d’un cran dans le dossier iranien, et après la désignation de Kevin Warsh comme futur président de la FED, ce qui a provoqué une chute assez sensible du prix du baril, de l’or (-10%), de l’argent, du Bitcoin (-9%), et une hausse du dollar.
La journée sera ponctuée par la publication des chiffres de croissance au quatrième trimestre pour une série de pays dans la zone euro, chiffres qui ne devraient pas surprendre, mais elle sera aussi normalement marquée par l’annonce du nom du nouveau président de la FED par Trump.
La FED a laissé ses taux inchangés, et ne devrait pas être pressée de baisser encore ces derniers étant donné que l’économie américaine demeure solide, comme l’a souligné Powell.
Le dollar a continué de reculer et est passé au-dessus de 1,20 par rapport à l’euro, ce qui a soutenu encore un peu plus l’or, qui se traite au-delà des 5.200$, ainsi que le prix du baril, également en hausse à cause des craintes d’interventions américaines en Iran.
L’incertitude économique qui domine devrait inciter les Banques centrales à se montrer très prudentes et à privilégier l’attente plutôt que la précipitation pour leur décision monétaire.
Défiance par rapport au dollar, avec un yen en hausse sur fond de crainte d’interventions sur le marché par la BO, le marché des changes est particulièrement chahuté en ce début de semaine.