Pourquoi un message inaudible ?
Pourquoi le message d’une longue période de taux inchangés de la part des Banques centrales est inaudible par les marchés qui anticipent des baisses de taux dans un avenir proche ? Trois exemples encore hier.
Pourquoi le message d’une longue période de taux inchangés de la part des Banques centrales est inaudible par les marchés qui anticipent des baisses de taux dans un avenir proche ? Trois exemples encore hier.
Le conflit au Moyen-Orient a ébranlé les marchés de l’énergie. Les prix du gaz ont augmenté de 27 % pour atteindre 45 EUR par MWh le mois dernier, car l’approvisionnement des installations gazières d’Israël est menacé.
Le nouveau président en Argentine est à l’image d’une société marquée par la violence et les provocations, et son élection fait craindre le pire pour une économie déjà exsangue.
Deux indicateurs publiés hier aux Etats-Unis sont venus renforcer le scénario d’un atterrissage en douceur de l’économie et dès lors le sentiment que la FED en a terminé avec les hausses de taux.
L’inflation sous-jacente a reculé de 0.1% aux Etats-Unis et c’est l’euphorie sur les bourses, alors que cela confirme au contraire que la décrue sera lente et que les taux ne vont pas baisser rapidement, et pourtant …
Nous voilà sauvés, quand on lit que « j’espère que mon expérience (…) me permettra d’aider le Premier ministre à relever ces défis vitaux », de la part de celui qui a provoqué un cataclysme dont l’économie ne s’est pas encore remise.
Véritable coup de semonce et très mauvaise nouvelle pour Biden, Moody’s a abaissé la perspective de la note des Etats-Unis de « stable » à « négative », ce qui devrait alourdir le coût de la dette.
Jerome Powell est venu rappeler aux marchés que la bataille contre l’inflation n’était pas encore gagnée, ce qui a évidemment douché les espoirs de baisse de taux et provoqué un recul des bourses.
Le prix du baril poursuit sa dégringolade sur fond de crainte de ralentissement de l’activité en Chine, ralentissement encore confirmé avec la publication du taux d’inflation et des prix à la production.
Les prix de l’immobilier américain ont étonnamment bien résisté aux pressions exercées par le resserrement monétaire.