Un pas dans la bonne direction
L’inflation en zone euro a bien reculé, faiblement, mais pas l’inflation dans les services, ce qui devrait inciter la BCE à attendre le mois de septembre avant de baisser les taux une nouvelle fois.
L’inflation en zone euro a bien reculé, faiblement, mais pas l’inflation dans les services, ce qui devrait inciter la BCE à attendre le mois de septembre avant de baisser les taux une nouvelle fois.
L’inflation devrait continuer de reculer à petits pas en zone euro, pas suffisamment vite en tout cas pour la BCE, qui veut encore se donner du temps avant d’assouplir sa politique monétaire.
L’inflation a déjà fait couler beaucoup d’encre, elle a été analysée sous différents angles et on a jugé si les Banques centrales devaient ou non déjà assouplir leur politique monétaire.
Les résultats du premier tour n’ont surpris personne, sauf Macron, ce qui n’enlève rien au coup de tonnerre que représente le fait que le RN soit devenu le premier parti de France. Mais les marchés, ce matin, tablent sur une absence de majorité au second tour et se montrent un peu rassurés.
L’économie turque a connu un changement de politique remarquable depuis les élections présidentielles de l’année dernière. Le président Erdogan a nommé un ministre du Trésor et des Finances compétent qui prend des mesures pour réduire le déficit. Le gouvernement se débarrasse également de réglementations coûteuses, destinées à stopper la dégringolade de la lire.
La question lancinante de savoir si l’inflation recule suffisamment est dans tous les esprits, et c’est avec appréhension que les opérateurs attendent le chiffre de l’indice des prix des dépenses personnelles de consommation (PCE) qui sera publié cet après-midi aux Etats-Unis.
Extrême nervosité sur les marchés asiatiques ce matin, avec toujours un yen sous pression, qui est passé au-dessus des 160 par rapport au dollar, et des bourses en nette correction sur front de remontée des taux obligataires.
L’inflation n’a pas encore dit son dernier mot, comme l’ont montré les chiffres au Canada et en Australie, ce qui entretient le doute sur les possibilités de baisse des taux cette année, et ce qui pourrait encore plus renforcer le scénario du statu quo de la FED.
L’indice IFO en Allemagne est venu confirmer le fait que l’industrie allemande reste à la peine et que la reprise est peut-être déjà étouffée dans l’œuf, et alors que la situation en France continue d’inquiéter.
Les indices PMI manufacturiers en zone euro sont repartis à la baisse, contre toute attente, et la situation en France s’est déjà dégradée aussi dans le secteur des services avant la tenue des élections, ce qui a pesé sur l’indice européen.