Inflation en alerte chromatique
A défaut d’y voir clair, voilà que des membres de la FED commencent à utiliser des couleurs pour essayer de décrire comment ils perçoivent la situation économique actuelle.
A défaut d’y voir clair, voilà que des membres de la FED commencent à utiliser des couleurs pour essayer de décrire comment ils perçoivent la situation économique actuelle.
Situation un peu inédite ce matin, avec un prix du Brent qui se situe en dessous du prix du WTI, après une hausse très marquée des deux références après les déclarations de Trump de poursuivre les attaques contre l’Iran.
Tout cela pour ça ! Le discours tant attendu n’a rien apporté de neuf, mais surtout dessine un scénario qui n’a rien de très réjouissant avec un prix du baril qui n’est pas près de redescendre.
La guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz qui en a résulté ont provoqué un choc majeur et négatif sur l’approvisionnement en énergie. Les prix du pétrole et du gaz naturel ont augmenté de 63% et de 91% depuis le début de l’année.
Ce n’est pas un poisson d’avril, la perspective d’un arrêt des attaques par les Etats-Unis d’ici deux ou trois semaines a propulsé les actions à la hausse, les rendements et le dollar à la baisse, et l’or est reparti à la hausse également.
Premiers signes d’une remontée de l’inflation globale, alimentée par la flambée du gaz et du pétrole, observés hier en Belgique et en Allemagne, et qui devraient se confirmer avec les chiffres de la zone euro et de la France, où l’on peut s’attendre à un second tour plus tard.
Personne ne croit plus à une fin rapide de la guerre, d’autant que les propos de plus en plus incohérents de Trump donnent le sentiment d’un amateurisme qui fait craindre une fuite en avant.
Le choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient risque d’avoir de graves conséquences économiques. Cependant, l’estimation de ces conséquences n’est pas aisée. Outre le fait que nous ne connaissons pas la durée du conflit, il existe une multitude de canaux de transmission, chacun d’entre eux étant associé à un impact incertain.
Le conflit sape le moral des entreprises et des ménages, et ce n’est pas près de s’estomper étant donné que Trump a reporté son ultimatum au 6 avril, ce qui nous promet encore de beaux mouvements de yo-yo sur les marchés financiers.
On discute mais on continue de se taper dessus, ou bien on se tape dessus mais on commence à discuter, mais dans les faits, l’ultimatum de cinq jours approche et rien ne semble annoncer un accord.