La France s’enlise, l’Europe résiste

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Le cocktail est détonnant en France, et je ne parle pas de ceux lancés ce week-end, mais de la combinaison de la hausse de l’inflation et de la baisse de la croissance, ce qui fait craindre le pire.

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Le cocktail est détonnant en France, et je ne parle pas de ceux lancés ce week-end, mais de la combinaison de la hausse de l’inflation et de la baisse de la croissance, ce qui fait craindre le pire.

Cocktail détonnant

Le PIB en France a chuté de 0,1 % au troisième trimestre, contre toute attente, et l’inflation a fortement progressé, un double choc pour l’économie.

Ce qui a fait dire au ministre de l’Economie, Roland Lescure, « la conclusion de tout cela est que, en 2026, l’économie française est au point mort en raison d’une combinaison sans précédent de chocs externes et internes ».

Cette chute du PIB s’explique par une baisse de 1,7 % des exportations, et une poursuite de la chute des investissements, qui ont reculé de 0,6 %, après une baisse de 0,5 % au second trimestre.

Malgré les manifestations, et les dégradations, la consommation des ménages a tenu le coup affichant une croissance de 0,4 % sur le trimestre, après une hausse de 0,2 % au deuxième trimestre.

Pour couronner le tout, l’agence Fitch a décidé de faire passer les perspectives de la France en notes négatives, deux mois seulement après en avoir confirmé le rating.

Pour justifier cette décision, l’agence a souligné que « la perspective négative reflète une détérioration depuis notre revue d’août 2026 ». Et la liste des éléments qui expliquent cette détérioration est longue comme mon bras, Fitch citant « une croissance faible, des coûts d’emprunt plus élevés, et un déficit plus large »

Et à côté de cela, il faut ajouter le fait que « la fragmentation politique et l’arrière-plan social compliqué accroissent la difficulté de réaliser une consolidation budgétaire soutenue ».

Contraste saisissant

L’économie de la zone euro a connu une croissance plus rapide que prévu au troisième trimestre de 0,4 %, après un taux exceptionnellement fort de 0,6 % au deuxième trimestre.

En taux annuel, la croissance est de 1,3 % soit un chiffre supérieur aux attentes de 1,1 %.

Cette croissance n’a évidemment pas été assurée par la France, ni par l’Italie qui affiche une croissance nulle, mais par l’Allemagne qui affiche un taux de 0,2 %, et surtout par l’Espagne et les Pays-Bas avec un taux de 0,6 %.

Mais, le PIB irlandais continue de jouer au yo-yo d’un trimestre à l’autre, ce qui pollue le chiffre de croissance de la zone euro. Ce trimestre, l’Irlande affiche une croissance de 5,5 %.  

Sur le front de l’inflation, les chiffres sont très contrastés. En France, l’inflation a augmenté et se situe en taux annuel à 3,8 % en octobre contre 3,4 % en septembre. En Espagne, l’inflation a légèrement reculé en passant de 5 % à 4,9 %. En Italie, c’est l’inverse, elle a fortement progressé, passant de 4,2 % à 5,6 %.

Semaine cruciale

Aux Etats-Unis évidemment avec les élections à mi-mandat. Une certitude, ces élections sont truquées, s’empressera d’affirmer Trump. Mais au-delà de ses sorties habituelles, il faut surtout s’attendre à voir Trump tout faire pour continuer à prendre des décisions sans l’accord du Congrès.

Car même si les démocrates prennent le pouvoir au Congrès et auront dès lors le pouvoir d’enquêter sur Trump, et de bloquer la législation, ce dernier conserve une large autorité exécutive sur le commerce, la politique étrangère et l’administration fédérale.

Et Trump ne s’en est pas caché, qu’il ferait de l’obstruction, déclarant ce dimanche, que « je suppose que je deviendrai M. Veto ».

Mais s’il a agi sans l’aval du Congrès depuis le début de son mandat, un Congrès démocrate pourrait être un sérieux obstacle pour certains de ses projets. S’ils obtiennent le contrôle du Sénat, ils pourraient alors bloquer les candidats de Trump à la magistrature et à l’exécutif, y compris n’importe quel candidat à la Cour suprême.

Il ne fait aucun doute aussi que les démocrates vont s’empresser de constituer des commissions avec des auditions, des convocations et des demandes de documents pour examiner si Trump a utilisé son pouvoir présidentiel au profit de lui-même, de ses alliés ou de ses donateurs.

La semaine sera aussi marquée par des hausses de taux en Australie, en Grande-Bretagne et en Suède très probablement.

Autre point d’attention, les discussions entre Américains et Iraniens vont reprendre demain sous l’égide du Qatar, alors que des rumeurs insistantes faisaient état d’une reprise des frappes américaines et israéliennes après les élections de mi-mandat.

Cette annonce d’une rencontre demain a fait fortement baisser le prix du baril et plus légèrement celui du gaz.

Après la forte chute du Nasdaq vendredi, les marchés d’actions se sont repris, ce matin en Asie, dans l’attente des résultats d’Apple.

Dans le tableau mensuel, il faut pointer la très mauvaise performance de la bourse française par rapport aux autres bourses européennes. Et aussi évidemment la hausse du prix du baril, sans surprise, et qui devrait terminer à des niveaux encore élevés cette année, même en cas d’accord.

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