Sidération et incompréhension face aux scènes de violence en France, avec des conséquences économiques qui pourraient être catastrophiques, et des craintes sur l’attrait de la France pour les investisseurs.
Le désordre comme horizon
Sidération et incompréhension face aux scènes de violence en France, avec des conséquences économiques qui pourraient être catastrophiques, et des craintes sur l’attrait de la France pour les investisseurs.
Incompréhension
Comment en est-on arrivé là ?
La colère peut se comprendre, la frustration aussi, le sentiment d’abandon également, tout comme la volonté de faire changer les choses, et d’aspirer à des avancées. Mais ici rien de tout cela, détruire pour détruire, à quelle fin ?
Mais les conséquences économiques pourraient être très lourdes. La France devrait connaître une croissance au mieux de 0,4 % cette année. Les investisseurs étrangers, qui s’étaient déjà un peu détournés de la France, devraient se montrer encore plus méfiants.
Le gouvernement n’a pas les moyens, alors que les discussions budgétaires viennent de commencer, car ce dernier doit trouver 43 milliards d’euros d’économies.
Et le monde politique dans son ensemble est au mieux négligeant, au pire complice de cette violence et de ce qui s’est passé ce week-end.
Il ne serait pas surprenant que fin de cette semaine, l’agence de rating Moody’s abaisse le rating de la France, qui est actuellement à Aa3, et qu’elle a mis sous perspectives négatives.
Portée par les exportations
Ce n’est pas une surprise, en effet, de voir que la croissance en Chine a été portée par les exportations et la production industrielle et non pas par la demande intérieure.
Au troisième trimestre, la croissance en Chine s’est établie à 4,5 % en taux annuel, contre un taux de 4,3 % au deuxième trimestre, avec une croissance trimestrielle de 1,2 % contre 0,9 % au deuxième trimestre.
A côté de ce chiffre, a également été publié celui des ventes au détail pour le mois de septembre, qui affichent une solide reprise avec une hausse de 1,1 % en taux annuel contre 0,4 % en août.
Portée par les investissements dans l’IA, la production industrielle a augmenté de 5,5 % en septembre, contre 5,2 % en août.
Mais ces très bons chiffres ne peuvent masquer la faiblesse de la demande intérieure qui perdure, en grande partie à cause de la crise immobilière.
Malgré de nouvelles mesures de soutien aux acheteurs de logements, et pour porter les investissements dans les infrastructures, les investissements dans ces dernières ont reculé de 4,2 %.
Concernant l’investissement immobilier, il affiche une baisse de 20,6 % au cours des neuf premiers mois de l’année.
Les prix des nouveaux logements ont de nouveau chuté en septembre, en baisse de 0,1 % d’un mois à l’autre, soit un recul annuel de 2,8 % contre une baisse de 3 % en août. Comme le montre le graphique, ce mouvement de baisse n’est pas neuf et a commencé en juin 2023.

Il apparait de plus en plus de divergence dans les prix en fonction de la taille des villes. Les grandes villes de premier rang comme le pôle financier de Shanghai se redressent régulièrement. Les villes de second rang se stabilisent grâce au soutien politique, tandis que les plus petites restent faibles, avec peu de perspectives de reprise à court terme.
Confusion
Après avoir touché les 110 $ vendredi fin de journée, le prix du Brent a légèrement reculé à 107,80 $ ce matin, après que Trump ait levé les sanctions et tarifs sur la Russie, nouvelle preuve qu’il est prêt à toutes les compromissions pour des raisons électorales.
En agissant de la sorte, il a une nouvelle fois fait marche arrière, annulant les sanctions et tarifs en vertu de la loi connue sous le nom de loi Graham, qu’il a signée le mois dernier à la demande de parlementaires souhaitant faire pression sur Moscou.
Mais la baisse du prix du baril a été assez faible, car le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que le président utiliserait jusqu’à 60 jours pour évaluer l’impact économique des sanctions et des tarifs sur l’économie mondiale.
Et aussi parce que rien ne dit que la Russie sera en mesure de pouvoir exporter du diesel compte tenu des frappes ukrainiennes sur ses raffineries.
Et pour encore compliquer la situation, les attaques dans le Golfe se sont intensifiées, ce qui a eu comme conséquence que le flux de brut sortant du Golfe est tombé à environ 8,5 millions de barils par jour, sur une moyenne sur sept jours la semaine dernière, contre plus de 20 millions de barils par jour la semaine précédente, a indiqué la société d’analyse Kpler.
Ce qui ne va pas améliorer la tension sur les prix
Après une hausse des prix à la consommation et une hausse des prix à la production, c’est au tour des prix à l’importation aux Etats-Unis d’augmenter.
Ces derniers ont bondi de 1,1 % le mois dernier après une hausse de 0,5 % en août. En taux annuel, ils ont augmenté de 8,1 %, la plus forte hausse depuis juillet 2022, après une hausse de 6,7 % en août.
Hors alimentation et carburant, les prix à l’importation ont progressé de 0,7 %, soit un taux annuel de 6,2 %.
Cette hausse est quasi généralisée, avec une augmentation de 0,9 % des prix des biens d’équipement, de 0,4 % des prix des biens de consommation hors automobile. Le coût des véhicules automobiles, pièces et moteurs importés a augmenté de 0,3 %.
