Doublement symbolique cette victoire de l’Espagne à la Coupe du monde de football. Tout comme aussi le prix du Brent qui est repassé au-dessus des 90$.
Un double symbole
Doublement symbolique cette victoire de l’Espagne à la Coupe du monde de football. Tout comme aussi le prix du Brent qui est repassé au-dessus des 90$.
Double symbole
Cette victoire de l’Espagne sur le territoire américain est un fameux pied de nez à Trump, car le Premier ministre espagnol est un des rares dirigeants à oser lui tenir tête et même à s’opposer à ses décisions.
Alors que la défaite de l’équipe de football allemande avait été interprétée comme le symbole de la chute économique de l’Allemagne, cette victoire de l’Espagne salue inversement la croissance solide de l’économie, une économie qui tire aujourd’hui la croissance en zone euro.
Pas de répit
Le prix du Brent est passé au-dessus des 90$, après la neuvième journée de bombardement sur l’Iran et des répliques iraniennes, et que le détroit d’Ormuz redevient un nœud d’étranglement pour la navigation.

Ce qui fait craindre une nouvelle hausse de l’inflation, qui entraînera inéluctablement une réaction des Banques centrales. Mais pas ce mois-ci, la BCE devrait garder ses taux inchangés lors de sa réunion de ce jeudi, tout comme la FED la semaine prochaine.
Mais les scénarios d’une hausse des taux par la suite se renforcent avec cette nouvelle poussée de fièvre du prix du baril, une hausse de la part de la FED en septembre étant évaluée avec une probabilité de 60 %.
Malgré le statu quo attendu de la part de la BCE, le rendement du Bund 2 ans continue de progresser, et le taux italien à 2 ans a encore plus augmenté, l’Italie dépendant davantage des carburants importés que ses voisins.


A propos de dépendance
La Commission européenne a justement présenté, vendredi, un plan de réforme du marché carbone, et un plan d’action pour l’électrification.
Il faut dire que l’Europe est en retard avec un taux d’électrification de 23 %, alors que la Chine affiche un taux de plus de 30 % et continue d’avancer à marche forcée.
L’objectif, ou à ce stade, le souhait, de la Commission est d’atteindre un taux de 46 % d’ici à 2040, ce qui permettrait d’économiser 260 milliards d’euros par an sur la facture des importations, et de réduire la consommation de gaz de plus de 70 %.
Mais à ce stade, ce n’est qu’un souhait, comme celui de mettre fin aux subventions aux énergies fossiles. Elle vise aussi que d’ici 2030, l’électricité ne devra plus coûter plus de deux fois et demie le prix du gaz pour les ménages et deux fois pour l’industrie.
L’autre mesure avancée par la Commission concerne le marché carbone, avec une volonté d’assouplir le rythme de retrait des permis de polluer et prolonger les allocations gratuites au-delà de 2030, en les conditionnant à des investissements de décarbonation.
Mais tout le monde ne voit pas ce plan d’un très bon œil, la Pologne et l’Italie réclamant un assouplissement des règles, tandis que les pays nordiques défendent l’ambition climatique.
La Chine n’a pas attendu
Pendant cinq ans, la Chine a importé en moyenne 11,5 millions de barils de pétrole par jour, depuis avril, elle n’a importé en moyenne que 8 millions de barils par jour.
Comment expliquer cette chute ?
Une des raisons est que la Chine a poussé à l’électrification de son parc automobile, même si sa flotte reste encore pour 87 % alimentée à l’essence, mais elle ambitionne d’accélérer la transition.
La deuxième raison, et on l’a vu avec le chiffre du PIB publié la semaine passée, la croissance a ralenti en Chine, ce qui réduit sa demande de produits pétroliers.
La troisième raison est à chercher dans les réserves que la Chine a constituées l’année passée, mais personne ne connaît l’ampleur de ces dernières, ni quand elles devront être reconstituées.
La bonne nouvelle est que finalement avec cette demande moindre de la part de la Chine nous avons évité un embrasement du prix du baril.
Ce n’est malheureusement pas le cas du prix du gaz qui continue de progresser, ce qui est une très mauvaise nouvelle pour l’Europe, qui, comme je l’ai souligné la semaine passée, doit reconstituer ses stocks et que le prix du gaz fixe le prix de l’électricité.

