Choc énergétique, il s’en lave les mains

Mode Expresso

Tout cela pour ça ! Le discours tant attendu n’a rien apporté de neuf, mais surtout dessine un scénario qui n’a rien de très réjouissant avec un prix du baril qui n’est pas près de redescendre.

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Tout cela pour ça ! Le discours tant attendu n’a rien apporté de neuf, mais surtout dessine un scénario qui n’a rien de très réjouissant avec un prix du baril qui n’est pas près de redescendre.

Réactions ce matin

Ce n’est pas compliqué, vous prenez les mouvements d’hier et vous les inversez. A savoir, le prix du baril est reparti à la hausse, les rendements obligataires également, et le dollar aussi. Et dès lors les bourses sont dans le rouge en Asie, avec des futures en Europe affichant un recul de 1,70 %, et l’or baisse très légèrement.

Car dans le discours, il a toujours été question d’un conflit qui durera encore entre 2 et 3 semaines, la question de l’envoi de troupes n’a pas été évoquée mais pas plus exclue. Et que les Etats-Unis vont continuer de frapper extrêmement fort durant cette période.

Et concernant le détroit d’Ormuz, et c’est bien la seule certitude, ce n’est plus le problème des Etats-Unis, les pays importateurs de pétrole et de gaz ont le choix entre se fournir aux Etats-Unis ou assurer la sécurité du détroit.

Car affaibli, l’Iran pourrait ressortir plus fort de cette guerre, car il dispose toujours de sa capacité de nuisance sur les pays du Golfe, et pourrait bien exercer un véritable droit de passage dans le détroit d’Ormuz.

Et si le système intérieur a vacillé, il ressort renforcé et plus puissant car animé par un esprit de vengeance et de radicalisation qui fait craindre le pire pour la région dans les prochaines années. Et une majorité du peuple iranien sera sacrifié sur l’autel de la haine et de cet esprit de vengeance.

Premiers effets

Les cinq principaux instituts économiques allemands ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour cette année et l’année prochaine.

Pour 2026, elles ont été revues à 0,6 %, contre 1,3 % en septembre, et pour 2027 à 0,9 %, contre 1,4 %.

Concernant l’inflation, ils tablent sur une inflation de 2,8 % en 2026 et de 2,9 % en 2027, contre des projections précédentes de 2 % et 2,3 %, respectivement.

En cause évidemment la hausse des coûts énergétiques, qui devrait réduire les revenus de l’Allemagne d’environ 50 milliards d’euros cette année et l’année prochaine.

Seule consolation selon Timo Wollmershaeuser, responsable des prévisions à l’institut IFO « le choc des prix de l’énergie déclenché par la guerre contre l’Iran frappe durement la reprise, mais dans le même temps, la politique budgétaire expansionniste soutient l’économie nationale et empêche une chute plus importante ».

Début d’année solide mais …

C’est ce qui ressort du chiffre des ventes au détail aux Etats-Unis pour le mois de février, ventes qui ont augmenté de 0,6 %, la plus forte hausse depuis juillet dernier, après une baisse de 0,1 % en janvier.

Mais une partie de l’augmentation des ventes au détail reflète la hausse des prix de l’essence, et depuis lors, cette hausse devrait peser sur les ventes en mars.

Autre facteur explicatif de cette hausse, les remboursements d’impôts qui courent jusqu’au 20 mars et qui représentent en moyenne 350 dollars.

Les ventes au détail hors automobiles, essence, matériaux de construction et services de restauration ont augmenté de 0,5 % en février, après avoir progressé de 0,2 % en janvier.

Le marché de l’emploi devrait continuer de croître légèrement. Selon le rapport ADP, les emplois dans le secteur privé ont augmenté de 62.000 en mars après une hausse de 66.000 en février. Mais ce chiffre n’est certainement pas un bon indicateur du marché de l’emploi, car en février, l’économie américaine avait détruit 92.000 emplois.

Mais selon les estimations, le taux de chômage est attendu stable à 4,4 % demain, et les créations d’emplois de 60.000.

L’industrie aux Etats-Unis reste bien orientée avec un indice ISM manufacturier qui a légèrement progressé et demeure au-dessus des 50.

Mais le sous-indice des livraisons des fournisseurs a augmenté à 58,9 contre 55,1 en février. Une valeur supérieure à 50 indique un ralentissement des livraisons.

Résultat, l’indice des prix payés s’est accéléré pour atteindre 78,3, le niveau le plus élevé depuis juin 2022, contre 70,5 en février. Ce qui signifie que ces prix plus élevés se répercuteront inévitablement sur l’inflation des prix à la consommation.

La FED de Cleveland prévoit que l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,84 % en mars, soit une hausse de 3,25 % en taux annuel, et pourrait même aller à 3,71 % en avril, contre un taux actuellement à 2,4 %.

Cette perspective ne devrait pas inciter la FED à agir sur les taux, point de vue exprimé d’ailleurs par le président de la FED de Saint-Louis, Alberto Musalem, qui a déclaré « la politique monétaire est bien positionnée et je m’attends à ce que le niveau actuel du taux directeur reste approprié pendant un certain temps ».

Et de préciser sa pensée, « les perspectives économiques sont très incertaines. Et bien que le scénario de base prévoie une croissance économique décente, un taux de chômage stable et une nouvelle modération de l’inflation, l’incertitude liée au conflit au Moyen-Orient et l’instabilité de la politique tarifaire pourraient peser sur les dépenses des consommateurs et des entreprises au cours du premier semestre de l’année ».

Et bien qu’un choc d’offre soit considéré comme temporaire pour l’inflation, selon Musalem, « l’histoire suggère que la prudence est de mise », et « les chocs d’offre sont peut-être plus susceptibles d’avoir un impact persistant sur l’inflation et les attentes en matière d’inflation ».

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