Nouvelle année, nouvelles prévisions… et pour commencer, un clin d’œil musical.
Mes prévisions pour 2026
Nouvelle année, nouvelles prévisions… et pour commencer, un clin d’œil musical.
Bruxelles, ma belle…
Ces mots de Dick Annegarn résonnent encore, comme pour rappeler que derrière les néons et la décadence, la politique bruxelloise reste une danse complexe.
Pour reprendre les paroles de sa chanson :
Il est loin le temps de ….
Les néons, les Léon, les Nondedjeu sublime décadence, la danse des panses,
Ministère de la bière
Artère vers l’Enfer
Place de Brouckère
…que chantait Dick Annegarn. Quoique ! Rouler dans Bruxelles c’est un peu artère vers l’Enfer.
Alors devant la poursuite du blocage, de nouvelles élections auront lieu en 2026, mais avec un changement de taille. A savoir, selon l’idée de Philippe Van Parijs, philosophe, de passer d’un système à double collège à un collège électoral unique, “où tous les Bruxellois voteraient pour les mêmes listes”, expliquait ce dernier.
La BCE garde le cap
Je vais continuer, pour la deuxième prévision, comme l’année dernière, sur la question des taux en zone euro.
Avec une inflation qui devrait tourner autour des 2 % cette année, et une croissance qui devrait rester faible mais pas de récession, autant de raisons pour lesquelles la BCE va laisser tout au long de l’année son taux de dépôt inchangé à 2 %.
La BOJ poursuivra sa normalisation
Après avoir augmenté son taux directeur de 0,25 % fin de l’année passée, la BOJ va continuer sur sa lancée avec deux nouvelles hausses de taux de 0,25 % durant l’année, compte tenu d’une inflation qui va rester durablement au-dessus de son objectif. La grande question sera de voir si les taux longs ne vont plus augmenter, ou si au contraire, vu les besoins de l’Etat, cela va maintenir la pression à la hausse.
Fin de règne
Fin du règne de Viktor Orban en Hongrie, dont le parti Fidesz va perdre les élections législatives en avril 2026 en faveur de Péter Magyar du parti Tisza (respect et liberté).
Ce changement sera tout sauf anodin car Moscou va perdre un allié de poids, ce qui tombe à un mauvais moment pour la Russie alors que l’Europe a décidé de se passer totalement du gaz russe à la fin de 2027.
Autre conséquence, comme Péter Magyar est pro-européen, les fonds bloqués par la Commission destinés à la Hongrie en raison de décisions allant à l’encontre des valeurs et règles européennes seront débloqués, ce qui donnera une impulsion économique importante.
La concurrence s’intensifie
Après un recul de ses ventes en 2025 de 9,14 %, Tesla va encore connaître une érosion de 10 % de ses ventes en 2026, concurrencé aussi bien par les constructeurs chinois qu’européens. Même si les marchés ne regardent plus ces chiffres mais se focalisent maintenant sur les robotaxis, ce qui a provoqué une forte reprise du cours en bourse en fin d’année.
Consolidation à des hauts niveaux
Alors que le prix du cuivre s’est envolé en fin d’année, dépassant les 12.000 dollars la tonne, il devrait se maintenir au-dessus des 10.000 dollars toute l’année 2026, soutenu par une forte demande.
C’est en particulier la demande en Chine qui va maintenir le prix du cuivre avec la mise en place d’un plan de soutien à l’économie et en particulier à la demande domestique.
Déflation en Chine
Malgré une surproduction patente, les autorités chinoises ne sont toujours pas parvenues à réduire la production industrielle. Il faut dire que les entreprises chinoises ont été subventionnées par les provinces, qui ne veulent pas envisager des regroupements ou la disparition d’acteurs industriels dans leur région.
Conséquence, les prix à la production sont restés en territoire négatif faisant craindre de voir l’économie chinoise s’installer durablement en déflation. L’indice des prix à la production se situait fin de l’année à -2,2 %, et devrait terminer sur un niveau de –1 % fin 2026.
Un Kevin ou pas ?
A la tête de la FED à partir de mai 2026.
Quatre candidats restent en lice pour ce poste, le gouverneur de la FED , Christopher Waller, la gouverneure de la FED Michelle Bowman, et les deux Kevin, le conseiller économique de la Maison Blanche Kevin Hassett et l’ancien gouverneur de la FED Kevin Warsh.
Les quatre candidats se sont tous montrés, ces derniers temps, favorables à des baisses de taux, position évidement indispensable pour rentrer dans les bonnes grâces de Trump.
Comme Christopher Waller et Michelle Bowman sont déjà acquis à sa cause et font partie du Comité, Trump a tout intérêt à nommer un Président, qui ne fait pas encore partie de ce dernier, ce qui devrait échoir à Kevin Hassett.
Une lire toujours sous pression
Malgré une inflation attendue en 2026 à 23 %, la lire turque va continuer de se déprécier aussi bien par rapport à l’euro qu’au dollar. Cette dépréciation est la conséquence d’une inflation qui demeure beaucoup trop élevée, malgré son très net recul ces dernières années, mais surtout d’une forte méfiance dans la devise par la population.
Et aussi du fait qu’Erdogan continue de mettre à mal la démocratie, ce qui maintient la défiance des investisseurs étrangers, ce qui pèse sur la devise également.
Je table encore sur une baisse de 10 % par rapport au dollar en 2026, alors qu’elle a déjà perdu 95 % de sa valeur depuis août 2014, le début de la présidence d’Erdogan.
Facteurs structurels en cause
Par rapport à décembre 2024, le prix de la viande de bœuf et de veau a augmenté de 16,7 % en Belgique, selon les derniers chiffres publiés par Statbel le 23 décembre dernier. Cette hausse s’explique par une diminution du cheptel ces dernières années dans la majorité des pays européens, une hausse des coûts de production, des maladies qui ont entraîné une perte de bétail et une diminution des vêlages, et une hausse mondiale de la demande.
L’ensemble de ces facteurs auront encore des effets en 2026, conséquence, le prix de la viande de bœuf va encore augmenter d’environ 7 %.
Bien vu pour Bruxelles, paroles que je partage volontiers, un savant dosage de transgression et de réalisme-fantastique.