La croissance tient bon, les risques aussi
Malgré la guerre en Iran, et un prix du baril au-dessus des 100 $, le FMI a légèrement revu à la hausse sa prévision de croissance mondiale pour cette année, ainsi que celle de la zone euro.
3 International
Malgré la guerre en Iran, et un prix du baril au-dessus des 100 $, le FMI a légèrement revu à la hausse sa prévision de croissance mondiale pour cette année, ainsi que celle de la zone euro.
Il est prêt à toutes les bassesses et à toutes les compromissions pour tenter de masquer l’impact de ses choix politiques et militaires, mais plus personne n’est dupe, et la confiance continue de s’effondrer.
Le redressement de l’économie allemande se confirme et le gouvernement allemand a emboîté le pas aux instituts économiques en révisant ses prévisions à la hausse.
Il a eu beau appeler à une baisse des taux, toutes ses mesures ayant eu des effets inflationnistes, les taux sont orientés nettement à la hausse depuis le début de son mandat.
Autre symbole de l’échec de la politique de Trump, le déficit commercial américain s’est aggravé, démontrant que la dépendance des Etats-Unis n’a pas du tout évolué, malgré les tarifs douaniers.
Le doute sur l’état de la France commence à se diffuser aux autres pays de la zone euro, comme un poison lent qui s’insinue, avec en prime une incertitude politique qui est venue se rajouter en Espagne.
Les chiffres du marché de l’emploi aux Etats-Unis ont éloigné la perspective d’une hausse des taux en octobre, ce qui a profité aux bourses de façon générale, et au dollar, qui se renforce encore.
La journée d’hier a été marquée par une nouvelle tension sur les taux, qui est un peu retombée ce matin, mais qui montre que nous allons devoir vivre dans un monde avec des taux durablement plus élevés.
Il ne fait aucun doute de la hausse de l’inflation en zone euro, et si la baisse du prix du baril est bienvenue, elle n’est pas pour autant suffisante pour inverser la tendance.
Sans surprise, l’inflation s’affiche en hausse, aussi bien en zone euro qu’aux Etats-Unis, étant donné qu’il s’agit des données des mois d’août et de septembre qui ont connu une nouvelle tension sur le prix du baril.