Inflation en alerte chromatique
A défaut d’y voir clair, voilà que des membres de la FED commencent à utiliser des couleurs pour essayer de décrire comment ils perçoivent la situation économique actuelle.
3 International
A défaut d’y voir clair, voilà que des membres de la FED commencent à utiliser des couleurs pour essayer de décrire comment ils perçoivent la situation économique actuelle.
Situation un peu inédite ce matin, avec un prix du Brent qui se situe en dessous du prix du WTI, après une hausse très marquée des deux références après les déclarations de Trump de poursuivre les attaques contre l’Iran.
Tout cela pour ça ! Le discours tant attendu n’a rien apporté de neuf, mais surtout dessine un scénario qui n’a rien de très réjouissant avec un prix du baril qui n’est pas près de redescendre.
Ce n’est pas un poisson d’avril, la perspective d’un arrêt des attaques par les Etats-Unis d’ici deux ou trois semaines a propulsé les actions à la hausse, les rendements et le dollar à la baisse, et l’or est reparti à la hausse également.
Premiers signes d’une remontée de l’inflation globale, alimentée par la flambée du gaz et du pétrole, observés hier en Belgique et en Allemagne, et qui devraient se confirmer avec les chiffres de la zone euro et de la France, où l’on peut s’attendre à un second tour plus tard.
Personne ne croit plus à une fin rapide de la guerre, d’autant que les propos de plus en plus incohérents de Trump donnent le sentiment d’un amateurisme qui fait craindre une fuite en avant.
Le conflit sape le moral des entreprises et des ménages, et ce n’est pas près de s’estomper étant donné que Trump a reporté son ultimatum au 6 avril, ce qui nous promet encore de beaux mouvements de yo-yo sur les marchés financiers.
On discute mais on continue de se taper dessus, ou bien on se tape dessus mais on commence à discuter, mais dans les faits, l’ultimatum de cinq jours approche et rien ne semble annoncer un accord.
Accord ou pas, ouverture du détroit d’Ormuz ou pas, nous restons dans l’expectative, mais en attendant, les marchés ont salué ces annonces avec une baisse du prix du baril en espérant au moins un cessez-le-feu.
Nouvelle volte-face de Trump, qui a offert un petit répit pour les marchés, mais de courte durée, car la guerre continue, le détroit d’Ormuz est toujours fermé et que se passera-t-il dans cinq jours si rien n’a changé.