Que la comparaison est âpre
La publication de deux indices de confiance des consommateurs, l’un en Allemagne, l’autre aux Etats-Unis, montre de façon cruelle l’extrême divergence de la situation économique.
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La publication de deux indices de confiance des consommateurs, l’un en Allemagne, l’autre aux Etats-Unis, montre de façon cruelle l’extrême divergence de la situation économique.
Il n’y a pas que Powell qui s’est exprimé à Jackson Hole, c’est le cas de nombreux banquiers centraux, comme je le signalais hier, ce qui rend très intéressant et instructif ce symposium.
Après la période « boucle d’or », les marchés ont, vendredi, chantonné, « voici venu le temps des rires et des chants. C’est tous les jours le printemps », suite aux propos de Powell à Jackson Hole.
Le discours de Powell était très attendu, et il n’a pas déçu les attentes en déclarant que « le moment est venu ». Le moment est venu Pour réduire les taux d’intérêts,
L’indice PMI composite en zone euro a connu, au mois d’août, un rebond surprenant, grâce au secteur des services, mais ce rebond est en trompe-l’œil, et surtout ne peut masquer le marasme en Allemagne qui se poursuit.
Powell devra, demain, juste confirmer l’essai, à savoir celui des minutes de la dernière réunion de la FED qui montrent qu’elle était à deux doigts de baisser les taux en juillet.
A de la différence de la BCE, qui n’a qu’un seul mandat, à savoir la stabilité des prix, la FED a aussi la stabilité des prix, mais également le taux de chômage le plus bas possible, ce qui explique la nervosité après la publication de la hausse du chiffre du chômage en juillet.
La Banque centrale d’Australie continue de faire cavalier seul, mais elle risque de se sentir bien seul alors que les baisses de taux devraient s’enchaîner à partir du mois de septembre, même si ces dernières ne se feront que par étape de 0.25%.
Powell va avoir une superbe occasion de définir la trajectoire de la FED pour les prochains mois et donner des balises aux marchés financiers lors de son discours, ce vendredi, lors de la fameuse rencontre des banquiers centraux de Jackson Hole.
Les chiffres aux Etats-Unis ont éloigné le risque de récession, mais aussi la probabilité d’une baisse de 0.50% des taux en septembre, car le reflux de l’inflation demeure encore très lent.