Le Moyen-Orient impose sa loi aux taux
Tous les regards seront tournés, cette semaine, vers la FED et la BOJ, tout en observant d’un regard inquiet la situation au Moyen-Orient et la nouvelle hausse du prix du baril.
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Tous les regards seront tournés, cette semaine, vers la FED et la BOJ, tout en observant d’un regard inquiet la situation au Moyen-Orient et la nouvelle hausse du prix du baril.
Le flegme des marchés boursiers n’a plus résisté à la nouvelle poussée des rendements obligataires, attisée par la hausse du prix du baril, qui fait craindre des tensions inflationnistes.
La BCE a bien procédé à une nouvelle hausse de son taux pour le porter à 2,50 %, et entre les lignes Christine Lagarde a clairement exprimé ses inquiétudes sur l’inflation.
Les membres de la BCE n’avaient sans doute pas imaginé, qu’à leur réunion du mois de septembre, le conflit au Moyen-Orient serait dans une impasse totale et que le prix du baril serait à 101 $.
Un prix du Brent à quasiment 100 $, un prix du gaz à 75 euros le mégawatt-heure, et des craintes sur des ruptures de diesel, après 7 mois de conflit, les premiers sérieux craquements se font entendre dans les approvisionnements.
Le yen continue de se renforcer, porté par des indicateurs économiques qui sont venus confirmer le scénario d’une hausse des taux. Cette hausse du yen permet d’amortir la hausse du prix du baril, mais partiellement seulement.
Warsh ne pourra pas se cacher derrière les chiffres du marché de l’emploi, qui ont montré qu’il était solide, et va devoir affronter l’ire de Trump ou perdre toute crédibilité s’il n’augmente pas les taux.
Un gouverneur de la FED est venu à la rescousse de Warsh, en estimant que la prochaine réunion ne devait pas encore acter une hausse de taux pour autant que l’inflation se modère un peu.
Même si l’Allemagne pourrait se retrouver en première ligne dans les tensions avec la Russie, et que la position de fermeté de l’Europe sera essentielle pour éviter un dérapage, les données économiques continuent d’être positives.
Amélioration des indices de confiance, hausse de l’inflation, et nouvelles frappes militaires entre l’Iran et les Etats-Unis qui font bondir le Brent à 95 $, tous les ingrédients pour une hausse de taux par la BCE sont réunis.