Un jour sombre
Jour sombre pour l’économie mondiale, pour les relations entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux, entre les Etats-Unis et ses alliés, et évidemment pour les marchés financiers.
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Jour sombre pour l’économie mondiale, pour les relations entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux, entre les Etats-Unis et ses alliés, et évidemment pour les marchés financiers.
Droits de douane américains annoncés ce soir, ripostes de ses partenaires qui fuseront après, tension autour de Taïwan, hausse du prix du baril suite à des menaces sur l’Iran et la Russie, le florilège des bonnes nouvelles ne se tarit pas.
Semaine de tous les dangers, en effet, comme je l’écrivais hier, et déjà en tout cas pour Marine Le Pen, même si cela n’a pas eu le moindre effet sur les marchés financiers qui continuent à être fortement chahutés.
Semaine de tous les dangers, qui commence par une chute des bourses asiatiques après la forte correction des bourses américaines vendredi, et danger à tous les niveaux, ce qui va encore exacerber l’incertitude.
L’onde de choc de la hausse de 25% des droits de douane sur l’automobile n’est encore qu’à ses débuts, mais tous les constructeurs concernés et les pays impactés vont devoir trouver la parade.
La croissance pour cette année a été revue de moitié en Grande-Bretagne, ce qui a obligé la ministre des Finances à revoir à la baisse ses projets de dépenses.
Forte chute de la confiance des consommateurs américains en mars, alors même que les véritables mesures concernant les tarifs douaniers pourraient seulement être annoncées la semaine prochaine.
Léger mieux en Europe, sans que cela soit pour autant l’euphorie, divergence en Grande-Bretagne, et situation contrastée aux Etats-Unis, telles sont les leçons que l’on peut tirer des indices PMI.
Comme chaque mois, et surtout ces derniers mois, la publication des indices PMI permet de se faire une idée du moral des entreprises, et dans le contexte actuel il faut bien reconnaitre que l’exercice est compliqué pour ces dernières.
Les Banques centrales se trouvent bien démunies, non pas qu’elles se soient montrées cigales, mais compte tenu du contexte d’incertitude extrêmement élevé qui obscurcit l’horizon.