L’industrie patine en Europe
L’indice IFO en Allemagne est venu confirmer le fait que l’industrie allemande reste à la peine et que la reprise est peut-être déjà étouffée dans l’œuf, et alors que la situation en France continue d’inquiéter.
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L’indice IFO en Allemagne est venu confirmer le fait que l’industrie allemande reste à la peine et que la reprise est peut-être déjà étouffée dans l’œuf, et alors que la situation en France continue d’inquiéter.
Les indices PMI manufacturiers en zone euro sont repartis à la baisse, contre toute attente, et la situation en France s’est déjà dégradée aussi dans le secteur des services avant la tenue des élections, ce qui a pesé sur l’indice européen.
La Banque d’Angleterre a bien laissé ses taux inchangés, mais par contre, elle a ouvert la porte à une possibilité de baisse au mois d’août, ce qui ne veut pas dire pour autant que cette dernière est acquise, ni qu’elle sera suivie d’autres.
Certes, l’inflation a reculé en Grande-Bretagne, mais, comme ailleurs, l’inflation dans les services demeure trop élevée, ce qui exclut une baisse de taux lors de la réunion de ce jeudi, et éloigne même la possibilité d’une baisse en août.
Une nouvelle fois, des indicateurs aux Etats-Unis montrent une situation contrastée, mais ils ont quand même renforcé le scénario d’un ralentissement de l’économie, ce qui a bien évidemment relancé les spéculations sur les baisses de taux.
Petite accalmie sur le front des tensions sur la dette française, ce qui a permis aux bourses européennes de se reprendre, mais dans un contexte qui demeure tendu et avec encore beaucoup de questions.
Vendredi, les investisseurs ont pris pleinement conscience, avec effarement, des programmes du RN et du Nouveau Front populaire, et encore, ils n’avaient pas connaissance de la candidature de François Hollande, ce qui explique l’accentuation des tensions sur les marchés européens.
La semaine se termine comme elle a commencé, et la semaine prochaine commencera comme celle-ci, à savoir avec une baisse des bourses européennes, un euro sous pression et des spreads dans la zone euro qui continuent de s’élargir, et tout cela grâce à Macron.
La FED a clarifié, une bonne fois pour toute, sa position, en repoussant le début de la baisse des taux jusqu’en décembre, compte tenu du niveau de l’inflation, mais également de la bonne tenue de l’économie américaine qui encaisse sans problème le niveau actuel des taux.
Nouvelle journée de baisse des bourses européennes, poursuite de l’élargissement du différentiel de taux de la dette française, cacophonie dans la majorité, et mise en garde de Moody’s, le séisme en France continue de faire des vagues et ce n’est pas fini.