Les enquêtes révèlent la cruelle réalité
Après l’industrie, c’est au tour du secteur des services de marquer le pas, aux Etats-Unis, avec un indice ISM des services qui s’est contracté pour la première fois depuis près d’un an.
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Après l’industrie, c’est au tour du secteur des services de marquer le pas, aux Etats-Unis, avec un indice ISM des services qui s’est contracté pour la première fois depuis près d’un an.
L’inflation recule, en grande partie grâce à la forte baisse des prix de l’énergie, en zone euro et en Suisse, par contre son évolution est totalement incertaine aux Etats-Unis.
Attendre en espérant des jours meilleurs semble être la meilleure attitude possible pour les entreprises américaines, tout en subissant des hausses de prix et des problèmes d’approvisionnement.
Alors que la pause dans la guerre commerciale aura été de courte durée, ses effets se font de plus en plus ressentir, en particulier en Asie, qui est en première ligne vu sa production.
Avant de penser à s’installer aux Etats-Unis, les entreprises vont devoir bien réfléchir et se préparer à évoluer dans un contexte d’incertitude extrêmement élevé. Je m’explique.
Entre une baisse des taux en Nouvelle-Zélande, d’excellents résultats de Nvidia qui ont tiré les bourses, des doutes sur l’industrie aux Etats-Unis, et une adjudication au Japon qui fait un flop, il n’y a finalement aucune logique.
La FED demeure attentiste, la BCE va encore baisser ses taux en juin, mais devrait faire une pause par la suite pour appréhender l’évolution de la situation, et la BOJ devrait, en toute logique, remonter encore ses taux, mais ne peut pas le faire dans le contexte actuel.
Tout et son contraire. Vendredi, Trump menaçait l’UE d’imposer des droits de douane de 50% à partir du 1er juin. Dimanche, il est revenu sur sa menace, partiellement, en repoussant la date au 9 juillet.
Très mauvaise surprise en zone euro, avec une contraction de l’indice PMI composite sous l’effet d’une forte baisse du secteur des services, ce qui fait craindre une contraction de l’économie au deuxième trimestre.
Les propos de l’économiste en chef de la BoE, Huw Pill, que j’évoquais hier, ont trouvé un écho très particulier après les publications des chiffres d’inflation en Grande-Bretagne.