Xi impénétrable, comme l’inflation !

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La hausse des taux se poursuit, en particulier aux Etats-Unis, ce qui met un sérieux coup de pression sur les marchés boursiers vu les niveaux atteints, et aussi sur les Etats compte tenu de leurs niveaux d’endettement.

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La hausse des taux se poursuit, en particulier aux Etats-Unis, ce qui met un sérieux coup de pression sur les marchés boursiers vu les niveaux atteints, et aussi sur les Etats compte tenu de leurs niveaux d’endettement.

Pression exacerbée

Il faut dire que le rendement du Treasury 2 ans a touché le seuil des 5 % cette nuit, et que celui du Treasury 10 ans à 5,26 % est à son niveau le plus élevé depuis 19 ans.

Dans un contexte toujours dominé par un prix du baril qui ne faiblit plus compte tenu du blocage qui se poursuit.

Les Banques centrales ne peuvent ignorer la poursuite du conflit et ses conséquences, ce qui contribue à l’environnement haussier sur les taux obligataires.

Et en particulier aux Etats-Unis, la pression vient aussi d’une économie solide comme le soulignait la gouverneure de la FED, Lisa Cook, « le marché du travail semble bien positionné pour gérer une hausse des taux ».

Par conséquent, « en regardant vers l’avenir, je réfléchirai au taux directeur qui pourrait être nécessaire pour continuer à guider l’inflation vers notre objectif. Bien sûr, le nombre et l’ampleur de tout ajustement futur seront impactés par les observations de la réaction de l’économie à nos actions politiques jusqu’à présent ainsi que par les données sur l’inflation et le marché du travail des mois à venir ».

Sans se positionner sur une nouvelle hausse de taux, elle constate que l’inflation est loin de l’objectif de la FED, et que « de plus, dans les mois à venir, je m’attends à voir une pression continue sur l’inflation due à la montée en puissance de l’IA, comme évoqué aujourd’hui, ainsi qu’à la propagation des prix du pétrole plus élevés et des perturbations des chaînes d’approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient ».

La BCE reste aussi très attentive par rapport à ce risque inflationniste, même si Christine Lagarde a modéré ses propos lors de son audition devant le Parlement européen.

Pour elle, « nous voyons une inflation plus élevée à venir, mais aucun signe qu’elle s’ancre encore », et d’ajouter « nous ne voyons pas de preuve à ce stade que les prix de l’énergie alimentent des salaires plus élevés ».

Par conséquent, la BCE pourrait un peu tempérer, « cela signifie que, bien que le choc soit trop important pour ne pas être examiné, nous considérons qu’une réponse mesurée est appropriée pour contenir l’inflation ».

Réflexion importante de sa part concernant les subventions des gouvernements pour protéger les consommateurs contre la hausse des coûts énergétiques, si ces dernières aident à réduire l’inflation à court terme, elles prolongent souvent l’inflation sur une plus longue période et font bien évidemment augmenter les dépenses budgétaires, entraînant des problèmes plus durables.

Hausse des taux en Australie

La Banque centrale australienne a bien augmenté son taux de 0,25 % pour le porter à 4,60 %, ce matin, soit son niveau le plus élevé depuis 15 ans.

Malgré cette nouvelle hausse, le Conseil reste encore très attentif et le communiqué est sans ambiguïté, « le Conseil continuera de faire ce qu’il juge nécessaire pour ramener l’inflation de manière durable à l’objectif, y compris en augmentant davantage le taux directeur si nécessaire. En conséquence, le Conseil sera attentif aux données et à l’évaluation évolutive des perspectives et des risques pour guider ses décisions ».

Le constat concernant l’inflation est le même qu’aux Etats-Unis. Le conflit au Moyen-Orient qui se prolonge est un facteur inflationniste. Mais « la demande liée à l’IA stimule une croissance rapide des prix mondiaux des biens technologiques. Et la pression persiste sur la capacité domestique. La liaison indique que les entreprises subissent des pressions sur les coûts et augmentent soit les prix de leurs biens et services, soit cherchent à le faire. Les mesures à court terme des anticipations d’inflation restent élevées », souligne le communiqué.

Le rendement de l’obligation australienne continue d’intégrer une nouvelle hausse de taux, renforcé par le message de la Banque centrale ce matin.

Le sphinx sort renforcé

Après deux jours de visites aux Etats-Unis de Xi Jinping, il n’y a eu qu’un consensus sur la réduction des tarifs douaniers pour un lot de 60 milliards de dollars de biens non sensibles, mais aucun calendrier d’adoption n’a été établi.

Et malgré tous les salamalecs de Trump, Xi est resté impénétrable et n’a cédé sur rien, bien au contraire. Pas d’indication que la Chine était prête à aider Trump à mettre fin à la guerre en Iran, par exemple.

La réduction des droits de douane concerne 30 milliards de dollars d’exportations chacun. La Chine prévoit de réduire les droits sur une variété de produits agricoles américains, notamment le maïs, le blé, le sorgho, la viande, les produits laitiers, et les huiles végétales. Mais point extrêmement important, cette liste ne comprend pas le soja.

Washington de son côté a annoncé une baisse des droits sur les petits appareils électroménagers chinois, tels que les cafetières et grille-pains, la vaisselle, les couvertures et les draps, ainsi que sur les jouets, les feux d’artifice, les fleurs artificielles, les lampes de sapin de Noël et d’autres décorations de fêtes, ainsi que les sièges auto pour enfants.

Rien de bien fondamental, et pour le reste, les deux parties ont convenu d’une prolongation de deux mois de la trêve commerciale jusqu’au 10 janvier.

Les actions chinoises ont d’ailleurs reculé après ce sommet, car il n’y a eu aucune ouverture sur le front des nouvelles technologies, au contraire, les Américains ont interdit les composants chinois dans les centres de données.

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