Eux au moins ils se parlent

Posté le 5 novembre 2019

Stock Market Discussion

L’optimisme demeure sur les marchés boursiers, entretenu par la décision (préventive) de la part de la FED, par les chiffres du chômage aux Etats-Unis et le sentiment positif qui entoure les discussions entre les Américains et les Chinois.

Optimisme des bourses

La conjonction de ces éléments a permis aux bourses européennes de retrouver leurs niveaux de janvier 2018, à la bourse américaine de voler de record en record, et aux bourses asiatiques de s’accrocher à la tendance.

Dans les discussions entre les Chinois et les Américains, il serait question que les tarifs douaniers imposés en septembre sur 112 milliards d’importations chinoises soient susceptibles d’être annulé si un accord se concrétise véritablement. Si cette information est confirmée, il s’agirait évidemment d’une avancée très significative et un signal d’apaisement.

Un autre élément qui soutient les bourses asiatiques ce matin est l’annonce par la banque de Chine d’une baisse, certes modeste mais importante en termes de symbole, de son taux à 1 an de prêt aux banques. Ce dernier est passé de 3.30% à 3.25% et il s’agit de la première baisse de ce taux depuis 2016.

Ce mouvement peut sembler dérisoire mais il n’en demeure pas moins le signal que la banque centrale est proactive et ouvre la porte à de nouvelles baisses dans le futur. La baisse a été modeste parce que, d’une part, la hausse de l’inflation limite fortement la marge de manœuvre. Et d’autre part, elle ne veut pas que cette baisse accentue l’endettement.

Cette décision a en tout cas contribué à porter les bourses asiatiques, et combinée aux avancées dans les discussions a entrainé un renforcement du yuan comme le montre le graphique.

Stabilisation ?

Ces éléments pourraient contribuer à la stabilisation des indices de confiance mais le chemin est manifestement encore long avant une réelle remontée de ces indices.

Si on analyse le graphique, on observe une stabilisation en Allemagne mais pour autant le constat n’a pas changé et le secteur manufacturier demeure bien en récession et devrait peser sur la croissance jusqu’à la fin de l’année. Deuxième constat, l’indice pour l’Espagne est tombé à son niveau le plus bas depuis 6 ans et demi à cause de l’incertitude politique. A contrario, l’indice en France reste au-dessus des 50, les entreprises françaises étant moins tournées vers l’exportation souffrent moins du ralentissement du commerce mondial.

En Pologne, voir le graphique, le climat des affaires s’est très nettement dégradé et l’indice PMI manufacturier est tombé à son niveau le plus bas depuis 10 ans. Les entreprises sont fortement dépendantes de la situation en Allemagne et en particulier du secteur automobile, ce qui explique ce recul très important de l’activité.

En Grande-Bretagne, comme le montre le graphique, le secteur manufacturier s’est légèrement repris, en revanche l’indice PMI de la construction demeure à son niveau le plus bas depuis 2009. La croissance de l’économie ne tient donc plus qu’au secteur des services.

Comme j’en parlais hier, l’indice PMI composite pour Hong Kong, voir le graphique, continue sa chute vertigineuse et se situe à son niveau le plus bas depuis novembre 2008.

Chute vertigineuse de l’inflation

Comme le montre le graphique, l’inflation en Turquie a connu une très forte contraction et est revenue à son niveau d’il y a 3 ans. Après, il faut le souligner une hausse vertigineuse l’année passée à cause de la chute de la devise, la stabilisation de cette dernière a permis à l’inflation de revenir. La banque centrale table sur un taux de 12% pour l’ensemble de l’année et garde toujours la porte ouverte à des baisses de taux.