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Posté le 23 octobre 2019

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Et on est reparti pour un tour, avec un vote positif pour Johnson, mais un vote négatif qui l’empêche de tenir le délai du 31 octobre, ce qui signifie qu’un report aura une nouvelle fois encore lieu.

Report

Cela coulait de source, mais le délai était bien trop court pour arriver à boucler tout dans les temps. Deux scénarii possibles. Un report court pour permettre au parlement d’intégrer dans les textes les modifications en lien avec l’accord avec l’UE. Ou un délai jusqu’en janvier 2020, le temps pour Boris Johnson de tenir des élections générales dans l’espoir d’avoir une majorité pour entériner l’accord.

Le sterling s’est légèrement tassé mais de façon très modérée, malgré un recul très marqué d’un indice de confiance dans l’industrie manufacturière qui est tombé à son niveau le plus bas depuis avril 2009.

Marché immobilier qui diverge

Malgré la très forte baisse des taux hypothécaires aux Etats-Unis (-125 bp sur un an pour le 30 ans), le marché immobilier demeure très instable avec de fortes variations d’un mois à l’autre, comme le montre le graphique.

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Ainsi, les ventes de maisons existantes ont reculé de -2.2% en septembre, mais en affichant une hausse de 3.9% sur un an.

Par contre, le prix moyen d’une maison a progressé de 5.9% sur un an à 272.100$, soit la plus forte appréciation depuis janvier 2018.

Les rendements en dollar restent relativement stables comme le montre le graphique de l’évolution du rendement du treasury à 2 ans, même si le marché continue de tabler sur une baisse des taux lors de la réunion la semaine prochaine.

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En attendant, les adjudications du trésor américain ont fait l’objet d’une forte demande, dans un rapport de 2.7 en faveur de la demande pour l’adjudication à 2 ans, preuve que le niveau actuel semble un bon point d’équilibre.

Effets de la guerre

Si la livre turque est relativement stable comme le montre le graphique par rapport au dollar, l’impact de la guerre en Syrie pourrait être négatif pour l’économie.

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Alors que le gouvernement tablait jusqu’à présent sur un taux de 0.5% de croissance en 2019 et d’un taux très ambitieux de 5% en 2020, le scénario le plus probable est celui d’une contraction de -0.3% de l’économie cette année.

A côté du choc provoqué par le conflit armé, l’économie est aussi affectée par les sanctions américaines et les risques de sanctions encore plus lourdes en cas de poursuite de l’offensive.

Marge de manœuvre pour la baisse des taux

Comme déjà souligné de nombreuses fois, la grande majorité des banques centrales des pays émergents disposent d’une marge de manœuvre appréciable pour baisser leur taux compte tenu de l’évolution de l’inflation.

Deux exemples parmi d’autres. Singapour affiche un taux d’inflation de base de 0.7% en septembre, soit son taux le plus faible depuis 3 ans, ce qui ouvre la porte à des baisses de taux.

En Malaisie, le taux d’inflation est passé de 1.5% en août à 1.1% en septembre, malgré une baisse de taux au mois de mai, une première depuis 2016.

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