Jusqu’où va s’enfoncer l’Allemagne ?

Posté le 8 octobre 2019

two Germany flags on top of the Reichstag

Pas le moindre rebond à l’horizon de l’économie allemande qui semble s’enfoncer doucement dans un inexorable ralentissement qui risque de se transformer en récession.

L’Allemagne à la peine

La révision à la baisse des prévisions de croissance par les instituts allemands la semaine passée est confirmée par la publication des indicateurs économiques qui confirment le déclin de l’industrie.

Le recul de -0.6% des commandes à l’industrie au mois d’août d’un mois à l’autre est venu rappeler crument que le rebond attendu pour la seconde partie de l’année ne se produira pas.

Les causes sont connues, à savoir, le ralentissement de l’économie mondiale, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, et le Brexit qui, même s’il n’a pas encore eu lieu dans les faits, pèse sur les exportations allemandes.

On ne s’étonnera pas dans ce contexte que l’indice Sentix, qui mesure le moral des investisseurs européens, soit reparti de plus belle à la baisse comme le montre le graphique et retombe à son niveau d’il y a 6 ans et demi. Après le petit rebond au mois de septembre suite aux décisions des banques centrales, l’indice a de nouveau dévissé sur les craintes d’un ralentissement. Et c’est en particulier en Allemagne que cet indice a reculé et est tombé à son niveau le plus bas depuis juillet 2009.

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Tensions au Moyen-Orient

La Syrie fait son retour sur le devant de la scène après l’annonce du retrait des américains d’une partie du territoire syrien laissant ainsi le champ libre à la Turquie pour s’en prendre aux Kurdes.

Cette annonce par les Américains avait donné le sentiment dans un premier temps qu’ils laisseraient les Syriens agir à leur guise, mais Trump a, par la suite, menacé de détruire l’économie turque si la Turquie décidait de mener des opérations militaires.

Résultat, comme le montre le graphique, la livre turque, qui avait trouvé une certaine stabilité, est de nouveau sous pression et pourrait connaitre une nouvelle période de turbulence.

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Malgré ces tensions mais aussi en Irak et en Equateur avec des protestations contre la hausse du coût de la vie, le pétrole, comme le montre le graphique, a sérieusement corrigé.

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Le recul des indices de confiance et surtout le tassement dans l’industrie a pesé sur les prix des matières premières et le pétrole n’a pas fait exception à la règle et pourrait encore plus reculer.

Doutes toujours sur un accord commercial

Alors que les discussions doivent reprendre en fin de semaine, un nouveau doute est venu s’immiscer après que Washington eut mis sur liste noire des entreprises chinoises suite au traitement réservé par Pékin aux minorités ethniques majoritairement musulmanes.

Et pour encore un peu plus compliquer les choses, Trump a également dit qu’il espérait que la Chine trouverait une solution humaine et pacifique aux protestations à Hong Kong, et a averti que la situation risquait de nuire aux négociations commerciales. Ce qui n’a évidemment pas plus aux Chinois qui estiment que le soutien des États-Unis aux manifestations en faveur de la démocratie à Hong Kong porte atteinte à sa souveraineté.

Les bourses vont continuer de balancer entre espoir et résignation tant qu’on n’y verra pas plus clair dans ce dossier.

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