Au tour du secteur des services de prendre l’eau ?

Posté le 23 septembre 2019

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Maintenant que les décisions de la FED et de la BCE sont derrière nous, que le prix du baril est quasiment revenu à son niveau autour des 60$, tout le monde s’interroge sur les prochaines échéances que sont le Brexit et les discussions commerciales, et sur les tensions géopolitiques.

Tensions géopolitiques

Ces dernières ne sont pas apaisées malgré le reflux du prix du baril et elles continuent de peser sur les marchés boursiers, car elles demeurent un facteur d’incertitude.

Tout comme restent bien réelles les hausses de tarifs douaniers par les Américains qui seront d’application à partir du 15 octobre prochain sur une partie des importations chinoises.

Alors que pour le moment, on n’observe toujours pas la moindre reprise des achats de produits agricoles américains par les Chinois, qui étaient perçus comme un signe de bonne volonté. Avec comme conséquence, comme le montre le graphique, que le prix du soja américain reste sous pression.

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Tensions sur le marché monétaire

Aux États-Unis, la semaine passée, nous avons connu des tensions sur le marché du financement en dollar, comme le montre le graphique. Cette hausse soudaine et brutale a obligé la FED à intervenir quatre fois la semaine passée pour maintenir le taux dans la fourchette de 1.75% à 2%.

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Il sera important de voir s’il s’agit simplement d’un problème technique lié à des échéances du Trésor américain ou autres, ou bien s’il y a un réel problème de liquidité.

Tout cela dans un contexte, où beaucoup d’opérateurs doivent digérer le message de la FED qui est nettement moins volontaire que prévu et qui a laissé même certains sur leur faim.

Interrogations sur le secteur des services

Jusqu’à présent, le secteur des services avait bien résisté, à contrario du secteur manufacturier, mais la faillite de Thomas Cook pourrait être le signal que le secteur des services est à son tour impacté par le ralentissement économique.

Car cette faillite est tout sauf anodine, car elle est clairement le reflet d’un basculement dans notre société à cause de l’impact des sociétés low cost et au-delà de ça de nos exigences et contradictions de consommateur.

Car Thomas Cook n’est pas n’importe laquelle des agences de voyages, c’est la plus ancienne qui a commencé en 1841. Elle laisse sur le carreau avec cette faillite 600.000 personnes à l’étranger, ce qui va obliger entre autres le gouvernement britannique à rapatrier 150.000 personnes.

Mais à côté de cela cette faillite va entrainer des pertes d’emploi directs et indirects importantes (22.000 seraient menacés) et entrainer la fermeture de centaines d’agences de voyages. De plus, elle aura aussi un impact sur le tourisme pour des pays comme l’Espagne ou la Turquie.

Nous serons dès lors très attentifs à la publication des indices PMI dans la zone euro avec une attention toute particulière sur celui des services. Pour la zone euro, l’indice manufacturier est attendu à 47.5 contre 47, et celui des services à 53.2 contre 53.5.

Mesures de relance

Confrontée comme tous les autres pays à un ralentissement de la croissance, l’Inde a décidé de réduire les taxes pour les sociétés. Il faut dire que le taux de croissance annuel au deuxième trimestre n’a été que de 5%.

Le gouvernement a décidé de ramener l’impôt des sociétés de 30% à 25%, ce qui représente quand même un manque à gagner de 20.5 milliards de dollars pour le budget.

La décision a été diversement appréciée avec une hausse très marquée de la bourse comme le montre le graphique, et une hausse aussi des rendements obligataires, car elle risque d’augmenter les besoins de financement du gouvernement.

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